#JamaisSansElles : petite histoire d'un mouvement féministe qui monte, qui monte !

#JamaisSansElles : petite histoire d'un mouvement féministe qui monte, qui monte !

VIRAL - Lancé en 2016, le hashtag #JamaisSansElles prend de l'ampleur. Son but : refuser toute participation à une conférence qui ne compte aucune femme.

C'est un hashtag qui monte. Lancé en 2016, #JamaisSansElles est un mouvement en faveur de la mixité et de l’égalité des genres qui compte aujourd'hui 340 signataires, 5 chartes d’entreprise et 500.000 engagements sur les réseaux sociaux. Tout a commencé le 27 octobre 2015 sous l'impulsion des fondatrices club Girl Power 3.0, Natacha Quester-Séméon et Tatiana F-Salomon, dépitées de voir passer la photo d'un panel 100% masculin à l’occasion de la conférence franco-allemande sur le Numérique qui se tenait alors à l'Élysée. 

Elles interpellent sur Twitter le service communication de la présidence, ainsi que le président du Conseil National du Numérique, Benoît Thieulin. Leur échange, suivi par de nombreuses personnalités, trouve écho chez les membres du Club des Gentelmen (qui œuvre à la transformation digitale de la société) qui sont sensibles au sujet. Rapidement germe dans leurs esprits l'idée d'un appel commun en faveur de la mixité et du refus de l’exclusivisme masculin. Ce dernier est publié dans le magazine Le Point le 23 janvier 2016. 

Lire aussi

Nous ne demandons pas de quotas, de règle écrite, de loi. Un simple engagement personnel face à une évidence : un panel sans la moindre femme est une anomalie notoire, une absurdité criante."- Le texte fondateur

"Trop de panels, de tables rondes, de comités d'experts ; trop de conseils, de réunions, de groupes de débatteurs… sans femmes ! Dorénavant, nous ne participerons plus à aucune manifestation publique ou événement médiatique où seraient débattus, commentés ou jugés des sujets d'intérêt commun, sociétaux, politiques, économiques, scientifiques ou stratégiques, et qui ne compteraient aucune femme parmi un nombre important d'intervenants", explique le texte. "Nous ne demandons pas de quotas, de règle écrite, de loi. Un simple engagement personnel face à une évidence : un panel sans la moindre femme est une anomalie notoire, une absurdité criante."

Le mouvement, qui implique aussi bien des hommes que des femmes, connaît alors un succès rapide. De nombreuses personnalités de premier plan y adhèrent, donnant encore plus de visibilité à l'opération à l'instar d'Alain Juppé, Jacques-Antoine Granjon, Stéphane Richard, Nicolas Sekkaki ou encore Philippe Saurel. Devenue une association, #JamaisSansElles se dote alors d’un Conseil féminin avec Laurence Parisot, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Clara Gaymard. En 2016, le mouvement s'invite dans la politique française en proposant une Charte pour les candidats à la présidentielle, signée notamment par Emmanuel Macron et Benoît Hamon.

Plus que jamais d'actualité, le principe de #JamaisSansElles a également été repris chez nos voisins Danois. En octobre 2016, 10 députés danois s’engagent sur le mouvement, lançant ainsi un large débat au Danemark. La force de l'association #JamaisSansElles repose sur une approche positive et bienveillante accessible à touts ceux qui souhaitent faire bouger les choses dans le domaine de la mixité. Le hashtag a d'ailleurs été partagé près de 300.000 fois depuis sa création. D'après une étude, c'est même le quatrième hashtag le plus marquant d'un mouvement collectif depuis 2015 sur Twitter en France.

Ce sujet vous intéresse ? Ecoutez notre podcast "Expertes à la Une"

Écoutez cet épisode et abonnez-vous via votre plateforme d'écoute préférée :

- Sur APPLE PODCAST

- Sur DEEZER

- Sur SPOTIFY

- Sur CASTBOX

Expertes A la Une, le podcast, part à la rencontre de CELLES qui ont des choses à dire, de celles qui ne doivent pas être exclues du monde de la connaissance. Les Expertes seront à l’honneur dans ce podcast car le savoir ne doit pas se résumer à une moitié de l’Humanité !  

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Le médecin de Maradona inculpé pour homicide involontaire, comment en sommes-nous arrivés là ?

93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon la revue Prescrire

Isolement des patients Covid : "Il faut arrêter de contraindre les libertés", estime le Pr Juvin

Producteur tabassé : le policier soupçonné d'avoir lancé la grenade lacrymogène placé sous contrôle judiciaire

VIDÉO - "Ça va... plus ou moins" : miraculé, Romain Grosjean donne de ses nouvelles

Lire et commenter