La série débarque sur TF1 Série Films : 4 bonnes raisons de regarder "The handmaid's tale"

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SÉRIE - La multi-récompensée série "The Handmaid's Tale" a débarqué en clair dimanche soir sur TF1 Série Films. Dystopie intelligente, féministe et esthétique, on vous donne cinq raisons de vous y mettre dès ce soir, si ce n'est déjà fait.

Depuis plus d'un an, difficile de passer à côté de cette nouvelle série, multi-récompensée notamment aux Emmy Awards 2017. Bonne nouvelle pour vous si vous n'aviez pas encore eu l'occasion de la regarder : la première saison de cette adaptation du roman de Margaret Atwood (il en existe deux, une troisième est en cours de réalisation) est désormais diffusée en clair par TF1 Série Films, tous les dimanches soirs. Voici cinq raisons pour lesquelles vous devriez vous y mettre.

Pour Elisabeth Moss (et le reste du casting)

Décidément, Elisabeth Moss est abonnée aux rôles iconiques. On la connaissait d'abord dans la peau de Peggy Olson, monument féministe dans Mad Men, secrétaire devenue numéro 2 d'une agence de pub. Puis dans le rôle de Robin Griffin, enquêtrice déterminée dans la mini-série de Jane Campion, Top of the Lake. Dans The Handmaid's Tale, Elisabeth Moss incarne Offred, une jeune femme "servante" à Gilead, la dictature théocratique que sont devenus les Etats-Unis. Retenue prisonnière dans une famille infertile, à laquelle elle est censée apporter un enfant, Offred se bat pour sa survie mentale et pose les pierres, au fur et à mesure des épisodes, d'une rébellion ténue mais qu'on espère salvatrice.


Mais au-delà de Moss, le casting dans sa totalité est servi aux petits oignons. On retrouve ainsi Joseph Fiennes dans le rôle d'un père de famille calculateur et égoïste, Alexis Bledel en insoumise, Samira Wiley en amie infaillible ou encore Yvonne Strahovski en femme omnubilée par son désir d'enfant. 

Parce que c'est une série féministe

Certes, Elisabeth Moss, actrice principale et productrice de la série, endosse une posture pour le moins ambivalente. Scientologue depuis toujours, comme le furent ses parents avant elle, celle qui incarne Offred à l'écran a déjà pu relativiser la portée féministe de The Handmaid's Tale, en déclarant par exemple lors du festival du film de Tribeca : "Pour moi, The Handmaid's Tale n'est pas une histoire féministe (...) Je n'ai jamais eu l'intention d'incarner Peggy comme une féministe. Je n'ai jamais eu l'intention d'incarner Offred comme une féministe. Ce sont des femmes et elles sont humaines." 


Reste que derrière ces contradictions un peu difficiles à suivre, le fond de la série est d'abord une histoire de femmes racontée par des femmes. Une dystopie glaçante dans laquelle l'infertilité est devenue un fléau et où les femmes en capacité de se reproduire sont, une fois par mois, lors de ce qui est appelé très chastement "la cérémonie", violées par le chef de famille dans une mise en scène aussi absurde que terrifiante. Au sein de ce nouveau régime, les femmes sont donc réduites à leur capacité de reproduction ou - si trop imperméables à la soumission - envoyées aux travaux forcés ou au bordel. Mère, boniche ou prostituée : voilà à quoi sont réduites les figures féminines de ce nouveau monde : de quoi faire réfléchir à la place des femmes dans notre société et à leurs acquis qui nous semblent tout de suite plus fragiles. 

Parce que ça fait peur (mais c'est pour la bonne cause)

Dans The Handmaid's Tale, point de scène d'épouvante. Mais plutôt une violence larvée et insensée envers les femmes, qui trouve - et c'est le plus perturbant - des résonnances inquiétantes avec l'actualité. Dans une Amérique conquise par Donald Trump - ce président qui se vantait "d'attraper les femmes par la chatte" et qui, une fois installé à la Maison Blanche, a entrepris de couper les vivres au Planning Familial - le parallèle est rapidement fait avec l'intrigue de la série, qui se situe justement aux Etats-Unis, dans un avenir proche. 


Par ailleurs, Margaret Atwood, auteure du livre "La Servante écarlate" dont est tirée la série, l'a elle-même expliqué : "Je m'étais fixé une règle : je n'inclurais rien que l'humanité n'ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n'existerait pas déjà. Je ne voulais pas me voir accusée de sombres inventions tordues, ou d'exagérer l'aptitude humaine à se comporter de façon déplorable." Et en effet, ces scènes de mise à mort des femmes lesbiennes, d'excision, de viols... ne sont pas des inventions. La purge des gays en Tchétchénie ou les chiffres de violences contre les femmes commises ici en France le prouvent bien assez. 

Parce que c'est beau

Oui, tout simplement. Et il y a bien une raison à cela. En fait, derrière l'esthétique à la fois feutrée et lumineuse de The Handmaid's Tale se cache une certaine Reed Morano. Si son nom ne vous dit rien, vous avez pourtant certainement dû voir passer des images sorties de son imaginaire. Car elle a, entre autres, travaillé sur le film-événement "Lemonade", qui a accompagné la sortie du dernier album de Beyoncé. Rien que ça. 

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