Léa Salamé en retrait pendant la campagne des Européennes : son compagnon Raphaël Glucksmann "bouleversé"

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MISE AU POINT - Invité samedi de "C l’hebdo" sur France 5, Raphaël Glucksmann est revenu sur la décision de sa compagne, Léa Salamé, de ne pas réaliser d’interviews politiques durant la campagne des élections européennes, alors qu’il a été désigné tête de liste du Parti Socialiste. "Ça me pose un problème", a avoué l’essayiste qui a toutefois salué "un acte d’amour incroyable".

Elle ne couvrira pas la campagne des élections européennes. Ce vendredi 15 mars, France Inter a fait savoir que Léa Salamé avait décidé d’un commun accord de quitter l’antenne de la fin mars au lendemain du scrutin, 27 mai, en raison de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste. La journaliste ne présentera pas non plus "L’Emission Politique" sur France 2 durant cette période, mais conserva l’animation du magazine culturel "Stupéfiant !".

Invité samedi de "C l’hebdo sur France 5, l’essayiste a accepté d’évoquer cette mise à l’écart volontaire. "Ça me bouleverse, pour dire la vérité", a-t-il concédé. "C’est sa décision. Elle décide que sa déontologie de journaliste, le fait d’être au-dessus de tout soupçon, c’est le plus important. Moi, personnellement, ça me pose un problème."

Pour Raphaël Glucksmann, en effet, le conflit d’intérêt n’aurait pas lieu d’être. "Je sais comment elle fonctionne. Je sais qu’on n’a même pas les mêmes avis sur les choses", a-t-il insisté. "C’est la dernière fois que j’en parlerai parce que je ne vais pas faire la campagne là-dessus (…) Je pense que c’est un acte d’amour incroyable. Parce que c’est quelqu’un qui a toujours placé son travail au-dessus de tout dans sa vie."

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Si la décision de Léa Salamé fait écho à celle prise avant elle par Anne Sinclair, Béatrice Schönberg ou Christine Ockrent, elle ne fait pas l’unanimité. Audrey Pulvar, qui avait elle aussi suspendu sa collaboration à France Inter en 2012, lors de l’entrée au gouvernement de son compagne de l’époque Arnaud Montebourg, l’a en effet critiqué ce vendredi.

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"En 2019, en France, on continue de reprocher à une femme les opinions politiques de son compagnon", a-t-elle écrit sur Twitter. "Nous, pauvres petites choses si influençables, incapables de discernement ? Cette mise à l’écart de Léa Salamé est injuste et injustifiée." La principale intéressée n’a, de son côté, toujours pas commenté son choix.

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