"Les pieds sur terre" : Zac Efron s’offre un improbable tour du monde avec Netflix pour parler écologie

Zac Efron en apiculteur dans un épisode de sa série documentaire "Les pieds sur terre" disponible depuis le 10 juillet 2020 sur Netflix.
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PÈRE NATURE - La star de "High School Musical" joue aux routards dans une série-docu sur l’environnement filmée comme un blockbuster. Un projet aussi didactique qu’imprécis, ponctué de phrases déjà cultes. Mais plutôt agréable à suivre.

Casque de chantier sur la tête et chasuble jaune fluo sur le dos. "C’est génial, je m’attends à voir un triton arriver ", s’amuse Zac Efron, la tête collée à un hublot donnant sur une des cuves de la station d’épuration de Joinville-le-Pont, en région parisienne. Une séquence qu’on n’aurait jamais imaginée voir un jour et qui, au final, caractérise à la perfection le dernier projet de l’acteur américain. Délicieusement improbable.

Le héros de "High School Musical" s’est lancé dans un road-trip écolo qui l’a mené du Costa Rica à Londres, en passant par la Sardaigne. Un tour du monde à l’empreinte carbone plutôt salée financé par de nombreux placements de produits et par Netflix, qui a mis en ligne ce vendredi 10 juillet les huit épisodes de cette série documentaire sobrement baptisée "Les pieds sur terre avec Zac Efron".

Accompagné de Darin Olien, qu’il présente comme "un gourou de la vie saine et adepte des super-aliments", le jeune homme parcourt la planète "pour trouver de nouveaux points de vue sur de vieux problèmes". Leur périple démarre en Islande et s’annonce instructif. Zac Efron nous explique la tectonique des plaques et nous livre le mode d’emploi de l’énergie géothermique, graphiques animés à l’appui. Avec toujours ce regard caméra qui va bien. S’il cherche à mettre en lumière les problématiques environnementales, le comédien n’en oublie pas son métier premier. Quitte à devenir une caricature de lui-même. 

La mise en scène oscille entre le vlog et le blockbuster, avec un abus d’images filmées par drones, de montages saccadés et de ralentis. Les messages lancés en voix-off par Zac Efron sonnent aussi creux qu’une cruche vide. "Tout changement doit commencer quelque part. Et même si c’est un peu pénible au début, si le changement est pour le mieux, il en vaut le coup. Peut-être qu’on doit tous changer, juste un peu, ce qu’on peut et où on peut. Avant qu’il ne soit trop tard", lâche-t-il ainsi en conclusion du premier épisode. Il compare les paysages islandais au Mordor du "Seigneur des anneaux" et a l’impression "d’être dans Jumanji" quand il se balade dans la forêt amazonienne.

La dernière fois que j’étais à Paris, c’était pour les steak frites. Mais maintenant, j’admire Paris car ils incitent à avoir une vie saine. Surtout grâce à l’eau- Zac Efron dans "Les pieds sur terre avec Zac Efron"

Mais c'est au final cette candeur qui rend le programme si agréable à suivre. Zac Efron découvre le monde qui l'entoure avec le regard émerveillé d'un enfant de dix ans à chaque fois. Quand il goûte un tartare de renne, quand il emprunte le tunnel sous la Manche en voiture pour la première fois ou quand il apprend que certaines fontaines à Paris délivrent de l'eau pétillante. "C'est comme si elles débitaient du Perrier", s'extasie-t-il. Le deuxième épisode, consacré à la France, devrait d'ailleurs réjouir Anne Hidalgo. L'acteur américain y loue l'eau du robinet de la capitale et le modèle parisien de gestion de l'eau, qu'il souhaiterait voir importer aux Etats-Unis. 

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"La dernière fois que j’étais à Paris, c’était pour les steak frites. Mais maintenant, j’admire Paris car ils incitent à avoir une vie saine. Surtout grâce à l’eau. Après ce voyage, je ne regarderai plus jamais la Ville Lumière de la même manière", glisse-t-il en voix-off tout en faisant du skate en slow motion sur les quais de Seine. Une carte postale pas toujours très précise qu'il continue à écrire au pied des Pyrénées. Zac Efron s'envole ensuite pour le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes. Vous ne pensiez pas l'entendre un jour raconter l'histoire de Bernadette Soubirous ? Nous non plus. C'est sans doute ça qu'on appelle un miracle.

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