Les salariés de "Grazia" et de "Science & Vie" indignés par les propos du président de Reworld Medias

Les salariés de "Grazia" et de "Science & Vie" indignés par les propos du président de Reworld Medias

Médias
DirectLCI
RÉACTION – Les sociétés des journalistes de "Grazia" et de "Science & Vie" se sont réunies pour réagir aux déclarations de Pascal Chevalier, président de Reworld Medias qui s'exprimait ce jeudi 25 octobre sur LCI.fr.

Ses propos n'ont pas calmé l'inquiétude, au contraire. Interrogé jeudi 25 octobre par LCI.fr, Pascal Chevalier, président de Reworld Medias a accepté de revenir sur l'appréhension que suscite de rachat de Mondadori France par sa société. Depuis le 27 septembre, le groupe italien Mondadori est en discussions exclusives avec Reworld Media pour lui vendre une trentaine de magazines. Parmi les titres, on compte "Science & Vie", "Grazia", "Télé Star", "Biba", "Closer"  ou encore "Top Santé". 


Les sociétés des journalistes (SDJ) de "Grazia" et "Science & Vie" ont tenu à réagir aux propos de Pascal Chevalier qui affirmait sur notre site que "ce ne sont pas les salariés qui sont allés manifester mais un certain nombre de représentants syndicaux qui ont fait venir beaucoup de personnes qui ne travaillaient pas chez Mondadori". Il faisait référence à la manifestation qui a réuni jeudi 18 octobre autour de 500 personnes devant le ministère de la Culture pour protester contre le rachat de Mondadori France.

Nous sommes tous atterrésLes journalistes des magazines "Grazia" et "Science & Vie"

"Les journalistes, les cadres et les employés de Mondadori constituaient la très grande majorité de ce rassemblement. Toutes les rédactions du groupe étaient représentées",  ont réagi dans un communiqué de presse commun les deux SDJ. "En particulier, les rédactions de 'Grazia' et des titres 'Science & Vie' étaient présentes lors de ce rassemblement dans leur quasi intégralité. Seuls quelques responsables nationaux s'étaient joints à la manifestation, totalement légitimes dans leur rôle de soutien"

"Etaient également présents des journalistes officiant dans d'autres groupes de presse, et partageant nos inquiétudes et notre attachement à l'existence d'une presse de qualité. Mais ils étaient bien loin de constituer une majorité", poursuivent-ils. "Nous sommes tous atterrés par ces propos mensongers, particulièrement choquants venant de quelqu'un qui dit vouloir devenir l'un des principaux acteurs de la presse française en rachetant le groupe Mondadori France. Le premier devoir d'un éditeur de presse n'est-il pas, comme ses journalistes, de s'interdire de propager de fausses informations ?"

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter