"Michael Jackson n’était pas pédophile" : le plaidoyer dérangeant de Yann Moix en faveur du roi de la pop

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MALAISE – Et si c’était sa chronique de trop ? Samedi, sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens du samedi", Yann Moix a livré un surprenant réquisitoire en faveur de Michael Jackson, accusé d’abus sexuels sur mineurs dans le documentaire "Leaving Neverland".

"Sur Michael Jackson, je n’ai strictement aucun humour, prévient d’emblée Yann Moix. J’adore Michael Jackson, j’ai toujours adoré Michael Jackson et je le défendrai jusqu’au bout." Ce samedi, sur le plateau l’émission de Thierry Ardisson, "Les Terriens du Samedi", l’écrivain consacrait son coup de gueule hebdomadaire, son "Moix d’Or", au très commenté documentaire "Leaving Neverland". 

Dans ce film de 3 heures qui sera diffusé le 21 mars sur M6, Wade Robson et James Safechuck accusent le chanteur de les avoir violés à plusieurs reprises dans son célèbre ranch californien lorsqu’ils étaient enfants. "Evidemment, on oublie la présomption d’innocence dans cette affaire", déplore Yann  Moix. "Et surtout c’est ne rien comprendre à Michael Jackson", ajoute-t-il avant de se lancer dans une démonstration assez... surprenante. 

"Michael Jackson était un enfant. Or, un enfant, ça ne couche pas avec les autres enfants. Un enfant, ça ne couche qu’avec les adultes qui forcent les enfants à coucher", explique l’écrivain. "J’ai donc décidé d’intenter un procès à toutes les femmes adultes ayant couché avec Michael Jackson", annonce-t-il ensuite provoquant un frémissement dans l’assistance. 

Yann Moix en est persuadé, quitte à repousser les frontières du mauvais goût : "Non seulement Michael Jackson n’était pas pédophile, mais je vais aller plus loin. Pour lui je vais inventer un mot : c’est un impédophile", continue-t-il, sous le regard noir d’un Laurent Baffie inhabituellement grave.

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"Le seul orgasme qu’il ait eu dans sa vie, c’est lorsque Bambi retrouve sa mère à la fin", estime ensuite l’écrivain, provoquant les rires d’une partie du public. "Pour lui la scène du spaghetti dans "La Belle et le Clochard", c’était du porno hard. Et la scène où Petit Jean se bat contre le shérif de Sherwood (dans "Robin des Bois", ndlr) était pour lui l’équivalent d’une décapitation de Daech. Le seul vieux Monsieur qu’il pensait capable d’approcher les enfants, c’est le père Noël."

"Foutez-lui la paix à Michael Jackson, dans son éternité de Neverland où le sexe n’existe pas plus que la mort", conclut Yann Moix sous les applaudissements du public. Sur les réseaux sociaux, la séquence n’a pas manqué de faire réagir.

Humour noir ou pas, le propos de Yann Moix illustre assez bien la démarche de Dan Reed, le réalisateur de "Leaving Neverand". Interrogé avant la diffusion américaine du documentaire sur l’abondance de détails sordides dans les témoignages des deux victimes présumées, il expliquait qu’elle était nécessaire, sinon indispensable pour casser le mythe crée, selon lui, par l’entourage du chanteur.

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"Michael Jackson s’en est tiré pendant des années avec cette image qui voulait qu’il soit lui aussi un enfant, très affectueux avec les gamins", rappelait-il sur le plateau de la chaîne CBS. "Je voulais que les gens comprennent que ce n’était pas des bisous ou des câlins débordant d’enthousiasme, c’était du sexe. Le genre de sexe que les adultes ont entre eux mais que lui avait avec un petit enfant."

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