Naoil, gagnante de "Koh-Lanta" : "Face à Claude, je n’aurais pas fait le poids lors du jury final"

Naoil, gagnante de "Koh-Lanta" : "Face à Claude, je n’aurais pas fait le poids lors du jury final"
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INTERVIEW – C’est la grande gagnante de "Koh-Lanta : l’île des héros". 48 heures après sa victoire en finale face à Inès et Claude, le grand favori des téléspectateurs, Naoil a répondu aux questions de LCI.

Elle est encore sur son petit nuage. Naoil, 37 ans, a triomphé de ses rivaux vendredi 5 juin lors de l’ultime épisode de "Koh-Lanta : l’île des héros" sur TF1. Une victoire qui s’accompagne d’une petite polémique puisqu’après avoir remporté l’épreuve des poteaux, elle a préféré emmener Inès face au jury final au détriment de Claude, deuxième de l’épreuve, et chouchou des téléspectateurs. Une stratégie gagnante sur laquelle elle a volontiers accepté de revenir…

LCI : Naoil, vous n’ignorez pas que de nombreux téléspectateurs rêvaient de voir Claude gagner. Est-ce que ça atténue un peu votre bonheur ?

Naoil : Non, absolument pas ! Honnêtement ça n’atténue pas mon bonheur, d’abord parce que je reçois de nombreux messages positifs de personnes qui me soutiennent. Ensuite, parce que ma famille est très fière de moi. Et enfin, parce que je sais ce que j’ai fait pour gagner. Claude le premier reconnait que j’ai fait le bon choix pour gagner. Après, il fallait s’y attendre. En ne le choisissant pas lui, je savais que ça allait créer ce genre de réactions de la part des téléspectateurs. Ce qui me fait peut-être un petit peu de peine, c’est de voir que certaines personnes pensent que je ne mérite pas ma place alors que j’ai gagné les poteaux, j’ai roulé ma bosse et j’ai quand même bien géré mon aventure.

L’épreuve des poteaux, parlons-en. Quel est, selon vous, le petit truc en plus qui vous a permis de l’emporter ?

Deux choses. La première, c’est que je suis restée totalement focus sur les poteaux, contrairement à Claude qui bougeait la tête. Même lorsqu’il me parlait, que je lui répondais et qu’il me faisait rire, je suis restée focalisée sur la douleur que je ressentais à ce moment-là. L’autre truc qui a joué pour moi, c’est bien sûr quand Claude a anticipé le retrait de la dernière clavette, que Denis Brogniart venait d’annoncer. Il était déjà concentré là-dessus alors que moi pas du tout. Et il est tombé.

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Claude dit qu’il vous aurait choisi, et pas Inès, s’il avait gagné l’épreuve. Vous le croyez ?

Je ne le croyais pas déjà sur l’île, avant même d’arriver aux poteaux. La nuit avant l’épreuve, j’ai beaucoup cogité, et pour moi, c’était impensable que Claude refasse la même erreur que la dernière fois. Il avait fait un choix sport et la victoire lui était passée sous le nez. (En 2012, lors de sa deuxième participation, Claude avait remporté l'épreuve des poteaux et avait choisi Bertrand, plus populaire que lui, pour l’accompagner face au jury final. Il avait perdu – ndlr). Maintenant, s’il le dit, je l’accepte. De mon côté, j’ai choisi Inès parce que ça me semblait le choix le plus juste et opportun pour moi. Le plus juste parce que c’était la personne dont je me sentais la plus proche. Et opportun parce qu’en termes de stratégie, c’était celle face à qui j’avais le plus de chance de l’emporter lors du vote du jury final.

La stratégie, justement. C’est souvent aussi important que les aptitudes physiques, sinon plus dans "Koh-Lanta". Diriez-vous que vous avez été la meilleure stratège de cette saison ?

Au moment où il a fallu que je décide seule, clairement, oui. J’ai bien joué. Surtout lorsqu’en arrivant devant le jury final, je réalise que, pour des raisons médicales, il manque deux femmes, Charlotte et Alexandra, dont j’étais très proche, et qui auraient sans doute voté pour moi. C’est là que je me dis que j’ai très bien joué.

C’était mon petit plaisir à moi de laisser mes proches dans le flou. Si bien qu’ils ont vécu dans le stress à chaque épisode !- Naoil

Face à Claude, vous perdiez ?

Oui, parce que même si j’avais beaucoup d’affinités avec certains aventuriers, que je n’ai pas posé spécialement de problèmes et que je mérite ma place de finaliste, je pense que, devant Claude, je n’aurais pas fait le poids. C’est ce que j’ai essayé de dire sur le moment, apparemment de manière maladroite parce que ça n’a pas été perçu comme ça. Lorsque je dis que je ne suis pas dans la même catégorie que Claude, c’est dans la perspective du jury final.

 Vous avez dit que votre compagnon ne savait pas que vous étiez en finale, mais j’ai du mal à vous croire…

(Rires). Je vous le jure, je vous le jure ! En fait, mon mari est celui qui m’a posé le moins de questions. Au début, il m’a un peu demandé, et je lui ai juste expliqué que j’avais gagné des choses, et perdu des choses. Après, lorsque j’ai gagné le dernier confort, et que je l’ai appelé en visio, il a compris qu’il ne restait plus beaucoup de temps dans l’aventure. Et puis c’était mon petit plaisir à moi de laisser mes proches dans le flou. Si bien qu’ils ont vécu dans le stress à chaque épisode !

Leur avez-vous parfois donné des indices sans le vouloir ?

Ah non jamais ! Mon beau-fils essayait souvent de me titiller et il me disait : "Même quand tu en parles, on dirait que tu ne connais pas la réponse !" (Rires). J’étais conditionnée à garder le secret.

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Les 100.000 euros, vous savez ce que vous allez en faire ?

Je m’étais déjà projetée dans l’hypothèse d’une victoire. Mais vu les circonstances actuelles, et le fait que je suis enceinte d’un petit bout qui va arriver très prochainement, on va déjà pouvoir l’accueillir de la meilleure des manières. Pour le reste, rien n’est défini. Avec mon mari, on attend de voir combien il va rester de cette somme qui est imposable. On ne va pas faire n’importe quoi et mettre un peu de côté pour cette petite famille qui se construit doucement.

Professionnellement, vous pourriez tout changer ? On vous avez envie de rester dans le même domaine ?

Pour l’instant, j’adore ce que je fais. Je suis coach personnel, dans une section de boxe féminine à Puteaux, et j’aide les gens à se sentir mieux, à se découvrir, à se surpasser. Je vais continuer là-dedans, même si je ne suis pas réfractaire aux propositions qu’on pourrait me faire. Ce qui est sûre, c’est que je resterai cohérente. Même pour de l’argent, vous ne me retrouverez pas dans une émission de téléréalité où ça ne fait que gueuler ! Ce n’est pas mon truc.

C’est la deuxième saison consécutive avec deux femmes face au jury final. Pour vous, c’est une pure coïncidence ou un signe des temps ?

Je ne sais pas si ça reflète quelque chose de la société actuelle. Ce qui est sûr, c’est que pour ce genre d’aventure, et ce genre d’épreuve qui est difficile, une femme peut être aussi forte, sinon plus qu’un homme qu’on donnerait gagnant dès le départ.

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