Pourquoi "Normal People" est la plus belle série que vous verrez cet été

Pourquoi "Normal People" est la plus belle série que vous verrez cet été

COUP DE COEUR - Arrivés en toute discrétion sur la plateforme StarzPlay jeudi 16 juillet, les douze épisodes de cette brillante série irlandaise retracent une histoire d’amour aussi tendre que chahutée entre deux étudiants. C’est beau, vrai, déchirant. En un mot : parfait.

Jamais un programme n’avait été autant plébiscité sur la plateforme de replay de la BBC. Plus de 16 millions de Britanniques se sont laissé séduire par "Normal People" en une semaine. Mise en ligne le 26 avril au Royaume-Uni, la série venue d’Irlande a connu le même succès aux Etats-Unis où elle est disponible sur Hulu, qui la coproduit. Un effet du confinement ? Pas que.

Car "Normal People" touche au sublime. Adaptation du best-seller de Sally Rooney sorti en 2018, elle suit la relation chaotique entre deux jeunes étudiants que tout oppose. Lui, sportif populaire de classe moyenne. Elle, bonne élève discrète et solitaire dont la famille est parmi les plus huppées de leur petite ville. De leur rencontre au lycée à leurs premières années à l'université, Marianne et Connell s'aiment et se séparent sans jamais parvenir à se quitter totalement. 

Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal, duo d'acteurs à l'alchimie indéniable

Ce lien indéfectible s'étend sur douze épisodes d'une trentaine de minutes chacun. Un format court idéal pour frapper fort et juste à chacune des thématiques abordées. L'écriture est d'une finesse remarquable, portée par la plume aiguisée d'Alice Birch ("Succession") et de Sally Rooney elle-même. Le récit des ces "gens normaux" pourrait être le nôtre, avec nos doutes et nos interrogations. "Normal People" ne cache d'ailleurs rien des failles de ses personnages. Elle aborde l'amour de l'autre bien sûr, mais surtout l'amour de soi. Les violences intra-familiales, la gestion du traumatisme et la santé mentale sont dessinées de manière brute, mais toujours dans la bienveillance avec ses héros. Pas de voyeurisme non plus dans les nombreuses scènes de sexe, toutes filmées avec une grande délicatesse. 

La série ne serait pas tout à fait la même sans l'alchimie indéniable qui unit ses deux acteurs principaux, jusque-là inconnus du grand public. "Normal People" n'aurait pas pu trouver meilleurs Marianne et Connell que Daisy Edgar-Jones, 22 ans, et Paul Mescal, 24 ans. A la fois sensibles et déterminés, tendres et vifs, ils semblent parfois même s'excuser d'être là. Comme si la romance somme toute banale de leurs personnages ne méritait pas d'être racontée. Mais c'est cette simplicité qui rend l'ensemble si émouvant et si universel. Une tranche de vie narrée sans fard, avec une grande sincérité. Une réussite totale qui part désormais à la conquête du public français.

>> "Normal People" - saison 1 disponible en intégralité sur StarzPlay depuis le 16 juillet

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