"Ma sœur a eu un cancer du sein" : pourquoi Baptiste Giabiconi a accepté de participer à "Stars à nu" sur TF1

Baptiste Giabiconi a été très marqué par la disparition de son mentor Karl Lagerfeld, emporté par un cancer en février 2019.
Médias

INTERVIEW - Il a accepté de se mettre à nu pour la bonne cause. Le mannequin Baptiste Giabiconi, âgé de 30 ans, nous présente "Stars à nu", la nouvelle émission de TF1 lancée vendredi 31 janvier, dont le but est de sensibiliser au dépistage du cancer du sein, des testicules et de la prostate.

Tomber le bas pour parler du cancer ? C'est le challenge qu'a accepté de relever Baptiste Giabiconi dans "Stars à nu", un nouveau programme culotté que lance TF1 ce vendredi 31 janvier. Produite par Arthur, l'émission adaptée du format anglais "Who Bares Win" propose à des célébrités de préparer un spectacle d'effeuillage à l'issue duquel ils finiront dans le plus simple appareil. Le tout face à un public de 12.000 personnes sur la scène du Lido, à Paris.

Le but du jeu ? Sensibiliser le grand public au dépistage du cancer du sein, de la prostate et des testicules. S'ils ont réussi à se dénuder devant des milliers de personnes, vous pourrez en faire de même devant votre médecin... Baptiste Giabiconi, qui participe à la première soirée consacrée aux hommes, a relevé le pari en compagnie de son collègue Satya Oblette, de l'ex-patineur Philippe Candeloro, des animateurs Olivier Delacroix, Alexandre Devoise et Bruno Guillon ainsi que du comédien Franck Sémonin. Il nous dit tout sur ce programme à mi-chemin entre le divertissement et l'émission de témoignages. 

Lire aussi

Pourquoi avez-vous accepté de participer à cette émission ? 

Quand on m'a demandé de participer, j'ai dit oui de façon naturelle car le cancer est un sujet qui me touche. J'ai perdu un être cher l'an dernier, c'est Karl Lagerfeld, à cause d'un cancer de la prostate. J'ai suivi son cheminement et j'ai vu combien les dernières années de sa vie ont été difficiles. Je me suis dit que s'il avait été dépisté avant, les choses auraient peut-être pu être différentes, car c'est un cancer qui se soigne bien s'il est pris en charge à temps. Ma sœur aussi a été touchée par un cancer du sein en 2014. Elle était à un stade 3 et elle a dû faire de la chimiothérapie. Ça a été un long combat. C'est donc un honneur pour moi de participer à une émission comme ça. 

Ça n'a pas été trop dur pour vous de vous retrouver nu devant 12.000 personnes ? 

Avec mon métier, j'ai l'habitude de me dénuder, donc sur cet aspect-là j'étais plutôt à l'aise. Ce qui n'était pas le cas de certains de mes camarades pour qui c'était un vrai challenge. Mais on s'est tous soutenus pour aller jusqu'au bout. Au final le plus important ce n'est pas de se mettre nu, c'est toute l'aventure humaine qu'on a partagée. 

On fait passer le message de manière douce, car ce n'est pas évident d'aller chez son médecin pour se faire palper. - Baptiste Giabiconi

Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour vous ? 

D'écouter les témoignages. Je me souviens d'un monsieur qui est venu nous parler de son cancer du testicule, son histoire m'a bouleversé. En plus je suis quelqu'un de très hypocondriaque. Il nous a raconté comment après un match de rugby, il a senti une masse dans son testicule qui s'est révélée être un cancer. Il a dû subir une ablation… D'ailleurs on a tous subi une palpation durant l'émission. C'est vrai qu'on a beaucoup rigolé durant cette séquence mais c'est un geste important, car il peut sauver des vies. 

Le rire permet aussi de masquer sa peur parfois…

Oui, c'est vrai. Le mot cancer fait peur, il faudrait le changer peut-être. On associe trop souvent cette maladie à la mort, alors que ce n'est pas toujours le cas. 

Une émission de divertissement est-elle plus utile qu'un simple message de santé publique ? 

Oui, parce qu'on peut s'identifier aux personnalités qui jouent le jeu. Et puis on fait passer le message de manière douce, car ce n'est pas évident d'aller chez son médecin pour se faire palper. Ce n'est pas un programme plombant avec des médecins autour d'une table. Ça ne fait pas peur. Là on danse, on rigole, on se prend dans les bras. Les gens nous découvrent de façon différente, ils nous voient prendre des risques. Et à la fin, il y a le show. Je suis fier d'être un porte-parole de cette cause. Et si ça peut pousser les gens à se dépister, on aura tout gagné. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent