"Die Hard" : comment l'indestructible John McClane a tout changé pour Bruce Willis

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COULISSES – TF1 diffuse ce dimanche soir "Die Hard : Belle journée pour mourir", le cinquième volet des aventures du flic de choc incarné par Bruce Willis. Alors qu’un sixième épisode est en préparation, retour sur la genèse d’un personnage qui colle à la peau – et à la carrière – de son interprète désormais sexagénaire.

C’est l’histoire d’un flic de New York qui débarque à Los Angeles, à la veille de Noël, dans l’espoir de recoller les morceaux avec sa femme partie avec les enfants. Et qui va se retrouver au milieu de l’une des prises d’otages les plus spectaculaires de l’histoire du cinéma. Vous avez bien évidemment reconnu le pitch de "Piège de Cristal" (Die Hard en VO), le classique du film d’action du légendaire réalisateur John McTiernan, sorti en 1988.


Cette libre adaptation du roman de l’écrivain Roderick Thorp, "Nothings Lasts Forever", marque le premier grand rôle au cinéma d’un certain Bruce Willis. Jusque-là, il avait été la vedette de la série policière "Clair de Lune", aux côtés de Cybill Sheperd, avec à la clé un Emmy Award et un Golden Globe, avant de remporter son premier succès sur grand écran dans "Boires et Déboires", une comédie de Blake Edwards (réalisateur du classique "The Party"), dans laquelle il donnait la réplique à Kim Basinger.

Un rôle d'abord destiné à Frank Sinatra

A l’époque, rien ne prédispose cet ancien barman de Manhattan à devenir la star de ce futur classique du film d’action. Dans un premier temps, le rôle principal sera proposé par contrat à Frank Sinatra, le roman dont s’inspire "Piège de Cristal" étant la suite de "The Detective", dont le chanteur avait été la vedette à l’écran en 1968. Trop âgé, il déclinera l’offre. Et le personnage, qui s’appelait à l’origine Joe Leland, de devenir John McClane.


Le scénario va ensuite passer entre les mains de Sylvester Stallone, Harrison Ford, Dustin Hoffman ou encore Clint Eastwood qui le refusera "parce qu’il ne comprenait pas l’humour", racontait cet été à ABC le scénariste Jeb Stuart, à l’occasion des 30 ans du film. "Mais lorsque Bruce est arrivé, je me suis tout de suite dit qu’il était parfait. Il avait ce truc qu’on trouve dans le script, le côté malin des policiers du New Jersey."

Tourné avec un budget "dérisoire" de 28 millions de dollars, "Piège de Cristal" rapporte plus de 140 millions à ses producteurs. La mise en scène de John McTiernan est à couper le souffle. Mais le film ne serait rien sans la performance d’un Bruce Willis qui dégaine les punchlines aussi vite qu’il dézingue les vilains terroristes venus braquer le coffre-fort de la Nakatomi Tower.


Dès lors, la carrière de l’acteur ne sera plus la même. Il capitalise d’abord sur cette nouvelle notoriété en tournant une suite dispensable, "58 minutes pour vivre", avec le réalisateur finlandais Renny Harlin. Puis une poignée de films d’action décevants comme "Hudson Hawke" et "Le Dernier Samaritain". Deux sorties de route qu’il rectifie en tournant coup sur coup "Le Bûcher des Vanités" de Brian De Palma, "La mort vous va si bien" de Robert Zemeckis et bien sûr "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino.

C’est seulement en 1995 qu’il accepte de reprendre le rôle de John McClane dans l’excellent "Une journée en enfer", qui marque ses retrouvailles avec John McTiernan. Tourné à New York, c’est un immense succès, avec plus de 360 millions de dollars  de recettes. Bruce Willis repart alors pour de nouvelles aventures avec "L’armée des 12 singes", le fabuleux film de SF de Terry Gilliam.

A la suite d’un nouveau creux dans sa carrière, il renouera 12 ans plus tard avec le personnage dans l'inégal "Die Hard : Retour en enfer" de Len Wiseman. De là à dire que bon vieux McClane est la roue de secours qui lui permet de payer ses factures... Il faut dire que son personnage et son interprète ont vieilli. Et son association avec un jeune hacker interprété par Justin Long n’enchante guère les fans de la première heure. Reste que le film est un nouveau succès, avec plus de 380 millions de dollars de recettes.

On n’est donc pas surpris de le voir reprendre du service dans "Die Hard : Belle journée pour mourir" de John Moore, en 2013. Direction Moscou où il va faire équipe avec Jack, son fils devenu agent de la CIA sans le prévenir. Le vilain ! C’est à Jai Courtney que les producteurs ont confié le rôle de celui qui n’était qu’un tout petit garçon lors du premier film. Le duo fonctionne plutôt bien. Et avec 300 millions de dollars de recettes, c’est encore une bonne affaire.

A l’époque, Bruce Willis laisse entendre qu’il aimerait enchaîner tout de suite avec un sixième volet avant de raccrocher définitivement. Mais le comédien va devoir encore patienter. Depuis quelques mois, un projet intitulé dans un premier temps "Die Hard : Year One" a pris de l’ampleur, sous la houlette de Len Wiseman, le réalisateur du 4e épisode. La rumeur évoque une "origin story", retraçant la jeunesse de John McClane. Sans son interprète fétiche ? Vous n’y pensez pas !

En septembre dernier, le producteur Lorenzo diBonaventura a révélé au magazine "Empire" que le film s’appellerait tout simplement "McClane" et que l’intrigue se déroulerait en partie lors du Nouvel an 1979, à New York. Elle relaterait l’histoire d’amour entre le héros sa future femme, des années avant les événements qui conduit à leur séparation, en amont du premier film.

Si un John McClane jeune va donc être recruté, le producteur assure que Bruce Willis, qui aura 64 ans en mars prochain, sera autant présent à l’écran que lui. Pour la dernière fois. "Il s’est fait tirer dessus plusieurs fois, il a du plomb dans l’aile et il est cabossé de partout", confiait l’acteur en 2013 à USA Today. "Mais je ne suis pas encore prêt à le voir se faire descendre." Nous non plus !

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