Tristan ("Love Island") : "Quand Nabilla nous a annoncé l’arrêt de l’émission, on a cru à une blague"

Tristan ("Love Island") : "Quand Nabilla nous a annoncé l’arrêt de l’émission, on a cru à une blague"
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INTERVIEW - Il était l'un des célibataires venus trouver l’amour dans l’émission de dating d’Amazon Prime Video, écourtée en raison du coronavirus. Désigné vainqueur avec sa compagne Angèle grâce au vote du public, le Toulonnais de 27 ans revient pour LCI sur son aventure et son retour précipité en France.

"C’est vrai que c’est bizarre de trouver l’amour à la télévision", glisse-t-il à l'autre bout du fil. Tristan n'a pourtant pas hésité longtemps avant de dire oui à "Love Island", version française d'une émission de dating culte outre-Manche dont il avait eu des échos. "Mais comme je ne suis pas bilingue, je n'ai pas regardé", reconnaît le Toulonnais de 27 ans qui a été repéré sur Facebook.

Le moustachu au corps de dieu grec s'est envolé pour l'Afrique du Sud début mars pour rejoindre neuf autres célibataires en quête de leur moitié. L'aventure, prévue pour s'étendre sur quatre semaines, n'en aura durer que deux à cause de la pandémie de coronavirus. Confiné dans sa ville natale à plus de 800 km de sa moitié Angèle rencontrée dans le programme, Tristan se souvient pour LCI du moment où il appris que le programme s'arrêtait.

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Pourquoi avoir choisi de participer à "Love Island" ?

J’étais déçu par mes précédentes relations amoureuses. J’avais beaucoup de mal à retrouver l’amour depuis ma dernière rupture et je voulais voir si je pouvais encore me remettre en couple. Je voulais aussi faire un travail sur moi-même et voir comment j’allais gérer toutes mes émotions à l’intérieur de la villa. Heureusement, on est tombé sur des belles personnes. Personne n’était là pour faire du buzz, tout casser comme ça peut-être le cas dans d’autres émissions de téléréalité où certains sont là pour se montrer à fond. La production nous a bien entourés. Moi qui suis à la base très nerveux, tout s’est très bien passé. Il n’y a pas eu de grosses embrouilles. Ces deux semaines ont été très longues mais très rapides à la fois. 

Logan, le premier Islander à avoir été éliminé, nous a dit que la drague était "beaucoup plus simple sur 'Love Island' que sur Tinder". Pourtant avec Angèle, ça a eu un peu de mal au démarrage…

(Il rit). Je ne suis pas allé là-bas pour draguer toutes les filles. Je voulais vraiment prendre le temps pour construire une relation sérieuse. Angèle m’a choisi dès le départ au moment de former les couples. Je me suis dit que c’était elle et je n’ai pas voulu aller plus loin. Au départ, elle pensait que j’étais un kéké, que j’étais un mec qui avait toujours plein de filles. Alors que ce n’est pas du tout le cas. On était vraiment là pour trouver l’amour. On s’est bien entendu directement. 

Au début, je me suis dit qu’ils en faisaient des caisses avec la fermeture des frontières en Afrique du Sud. Puis arrivés à l’aéroport, on a vu tout le monde avec des masques, stressés. - Tristan sur leur retour en France

A mi-parcours, l'émission a dû s’arrêter en raison de la pandémie de coronavirus. Comment avez-vous réagi à l’annonce de Nabilla, animatrice du programme, venue vous prévenir de votre retour imminent en France ?

Quand Nabilla est arrivée, c’est vrai que sur le coup on s’est tous regardé en se disant : 'Ce n’est pas possible'. On a cru que c’était une blague et que derrière il y aurait une grosse soirée. Mais plus elle nous parlait, plus on se disait : 'Mais c’est quoi ce délire ?'. J’en ai pleuré parce que c’est une aventure tellement belle que quand on te dit d’un coup qu’on arrête tout… Je n’étais pas prêt du tout. Avec Angèle, on commençait à développer des sentiments. Ça fait mal au coeur.

Comment avez-vous tous réagi quand vous avez pris conscience, une fois les caméras éteintes, de la situation mondiale ?

On était très choqués. Au début, je me suis dit qu’ils en faisaient des caisses avec la fermeture des frontières en Afrique du Sud (décidée le 15 mars par le gouvernement sud-africain, ndlr). Puis arrivés à l’aéroport, on a vu tout le monde avec des masques, stressés. On nous disait de rester à un mètre les uns des autres. On était tous dans un petit coin avec nos valises. Ça faisait flipper. A la gare de Toulon, c'était pareil. En général, je prends toujours mon petit burger dans un restaurant tout près et là tout était fermé. C’était bizarre, on aurait dit la fin du monde. 

Comment s’est organisé le départ d’Afrique du Sud ?

Précipitamment. Les équipes de production nous ont appris la nouvelle dans les minutes qui ont suivi leur décision. Elles nous ont prévenu le soir-même en nous disant : "Demain, on part" . Notre santé était leur priorité, on a vraiment été chouchoutés.

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Avec Angèle, qui vit à Paris, vous passez d’un enfermement 24h/24 à deux à un enfermement 24h/24 chacun de votre côté. Comment s’organise la vie de couple à distance ?

On fait beaucoup de directs sur Instagram pour répondre aux abonnés puis tous les jours on échange au téléphone, par messages. On se fait des Skype aussi. Tant que le confinement n’est pas terminé, je ne veux pas la voir parce que je ne veux pas prendre de risques pour elle ou pour moi. On suit vraiment le confinement à la lettre. Je ferai mon maximum pour que ça dure parce que c’est une belle histoire. Mais c’est vrai que c’est assez compliqué, c’est une première relation à distance pour nous deux. Pendant un mois, on ne se verra pas. Mais tous les Français vivent ça donc s’ils arrivent à le gérer, nous aussi je pense.

Les abonnés Amazon Prime Video ont fait de vous le couple vainqueur de "Love Island". Qu’allez-vous faire avec les 25.000 euros que vous avez gagnés ?

Mon père a ouvert une association il y a 15 ans pour aider les enfants dans le besoin. On travaille notamment avec Madagascar, le Maroc et la Serbie. On a une friperie solidaire, les gens viennent y acheter des vêtements d’occasion à bas prix. Je voudrais mettre un petit coup de propre aux locaux pour qu’ils soient plus chaleureux. Je vais aussi aider ma famille puis placer ce qui reste sur un compte.

C’est un sentiment d’inachevé pour moi- Tristan

Dans votre portrait, vous dites faire du sport 6 fois par semaine. Ça se passe comment avec le confinement ? 

C’est très compliqué. Je ne peux pas aller en salle parce que tout est fermé. Je fais mes abdos tous les matins et vers 17h je refais une séance. Je prends ce que j’ai à la maison. Il y a deux jours, j’ai pris mes valises de "Love Island" et je les ai portées pour faire les épaules. J’ai perdu pas mal de poids en plus pendant l’émission parce que j’ai été malade. 

Des astuces pour rester en forme ?

Il faut manger sainement déjà et boire beaucoup d’eau parce que ça draine le corps. C’est bien aussi de pouvoir bouger un peu tous les muscles mais sans se blesser. Il faut faire attention !

Si on vous proposait de repartir dans la villa avec Angèle pour finir l’aventure, vous signez tout de suite ?

Franchement, oui avec plaisir. Je continuerais cette aventure jusqu’à la fin pour avoir une vraie victoire. C’est un sentiment d’inachevé pour moi. J’aurais vraiment aimé continuer ces deux semaines mais bon, la santé avant tout. C’est compréhensible. 

"Love Island" - saison 1

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