"Mask Singer " arrive sur TF1 : mais comment la production a-t-elle fait pour garder secrète l'identité des participants ?

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COULISSES – Ce vendredi 8 novembre, TF1 donnera le coup d'envoi de "Mask Singer", sa nouvelle émission de divertissement dont le tournage a été top secrète. Pour s'assurer de conserver le mystère autour des participants, la production a usé de subterfuges dignes d'un film d'espionnage.

C'est l'émission la plus secrète du PAF. Ce vendredi 8 novembre, TF1 donnera le coup d'envoi de "Mask Singer", son nouveau divertissement présenté par Camille Combal. Adapté d'un format à succès originaire de Corée du Sud et qui cartonne aux Etats-Unis, "Mask Singer" est un concours de chant qui oppose des célébrités dont l'identité est cachée sous des déguisements spectaculaires. Pour les démasquer, des indices distillés avant chaque performance et une équipe de quatre enquêteurs : Alessandra Sublet, Kev Adams, Anggun et Jarry. Ces derniers vont tenter de découvrir qui se planque derrière les costumes d'abeille, de panthère, de cupcake ou encore de monstre. 

Et pour s'assurer de conserver le secret sur l'identité des célébrités qui ont accepté de jouer le jeu, la production a mis en place une organisation digne d'un film de "James Bond". "C'est vraiment une expérience unique. On n'a jamais eu à mettre une configuration aussi complexe pour une émission de télévision", confirme Anthony Meunier, le producteur de "Mask Singer". Pour constituer le casting du programme, les équipes de production se sont creusées les méninges.  "Il fallait trouver des candidats qui savaient chanter et qui avaient aussi un taux de notoriété énorme. Des enfants aux grands-parents, tout le monde devait être capable de reconnaître la personnalité quand elle retire son masque", explique Anthony Meunier. 

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Les participants devaient également être prêts à jouer le jeu et accepter toutes les contraintes liées à la confidentialité, puisque leur entourage ne devait pas être au courant de leur participation à l'émission de TF1. "Seule une personne pouvait être mise dans la confidence, et généralement c'était leur conjoint", précise le producteur. Malgré toutes ces difficultés, la production est parvenue à rassembler douze célébrités qui, pour la majorité, a accepté le challenge afin de surprendre leurs enfants. "Ce n'est pas simple de se retrouver à chanter sur une scène de 400 mètres carré face à un public quand c'est pas son métier", admet Anthony Meunier qui révèle avoir contacté des acteurs, des sportifs et même des hommes et des femmes politiques. 

Une fois le casting bouclé au printemps dernier, les participants ont dû faire les essayages des costumes extravagants (qui ont nécessité 300 à 400 heures de travail par pièce) et travailler avec un coach vocal. Tout ça dans la plus grande discrétion. "Tous ces rendez-vous se sont faits de façon secrète. Une voiture venait chercher les personnalités à proximité de leur domicile. Ils recevaient un texto sur un portable à l'ancienne, et retrouvaient le chauffeur ainsi que leur accompagnateur qui les attendaient dans le véhicule avec un bandeau sur les yeux. Une fois dans la voiture, les stars mettaient leur pull avec inscrit "Don't talk to me" - "Ne me parlez pas" - une cagoule, une visière et une capuche. Personne ne pouvait parler durant le trajet". Idem pour les répétitions en plateau : les célébrités étaient masquées et leur voix trafiquée. 

Tout le monde devait laisser son portable à l'entrée du studio. Et pour communiquer avec le reste de l'équipe nous avions des vieux téléphones sans appareil photo, ni accès à Internet- Anthony Meunier, producteur de "Mask Singer"

Autre précaution prise durant le tournage : aucun portable n'était accepté sur le plateau divisé en plusieurs zones où on ne pouvait accéder qu'avec des bracelets de couleur différentes. "Tout le monde devait laisser son portable à l'entrée du studio. Et pour communiquer avec le reste de l'équipe nous avions des vieux téléphones sans appareil photo, ni accès à Internet", poursuit le producteur. Malgré toutes ces précautions, y a-t-il eu des ratés ? Car quand on travaille avec près de 250 personnes, la mécanique a intérêt à être bien rodée. "Non, on a la chance, tout s'est bien passé. On a eu un petit couac une fois : les candidats ayant une visibilité réduite, il y en a un qui est tombé dans la fosse alors qu'il était sur scène ! Mais tout s'est bien fini pour lui, rassurez-vous", s'amuse Anthony Meunier.

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