"The Windsors": la série qui égratigne avec humour la famille royale

"The Windsors": la série qui égratigne avec humour la famille royale
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ON ADORE - Les têtes couronnées les plus célèbres de la planète ont inspiré d'ingénieux scénaristes britanniques qui, depuis quatre ans, réécrivent l'histoire de Kate, William and co. Une satire hilarante disponible en intégralité sur Netflix.

Le prince Andrew rattrapé par la justice suisse pour avoir omis de payer une partie de son chalet de Verbier. Meghan et Harry installés dans une somptueuse villa de Los Angeles appartenant au producteur Tyler Perry. Rien que ces deux derniers jours, les frasques de famille royale britannique a permis aux tabloïds outre-Manche de noircir quelques pages supplémentaires. Comme un mauvais soap aux personnages tantôt détestables, tantôt admirables qui ne pouvaient que finir par donner des idées aux scénaristes. 

Bien loin de la prestigieuse "The Crown", qui romance la vie de la reine Elizabeth II, "The Windsors" tape là où ça fait mal en imaginant le quotidien au final plutôt banal de ces têtes couronnées bien connues.  "C'est la vraie vie des Windsors mais comme s'ils vivaient dans 'Dynastie' ou 'Dallas'. C'est une version parodique très idiote et très intensifiée de la réalité", expliquaient Bert Tyler-Moore et George Jeffrie, les co-créateurs de la série pour son lancement en 2016 sur la chaîne publique britannique Channel 4.

Un humour pas toujours fin mais terriblement british

Le mot d'ordre ? "Exagération". Chaque personnage est construit autour de l'image fantasmée que le public peut avoir de lui. La ressemblance physique est souvent plus qu'approximative. Mais ça fonctionne. Camilla, honnie par les admirateurs de la princesse Diana, apparaît en mégère prête à tout pour subtiliser la couronne à un William complètement à côté de ses pompes, dont les expressions du visage font se demander s'il n'a pas des problèmes de transit. La roturière Kate Middleton se découvre des origines gitanes et est en rivalité constante avec sa soeur Pippa. Sexy en diable, cette dernière n'a d'ailleurs qu'une idée en tête : épouser le prince Harry, réduit ici au statut d'imbécile heureux, pour faire aussi bien que sa frangine. 

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Les princesses Beatrice et Eugenie - les hideux chapeaux au mariage de Kate et William, c'étaient elles - sont réduites à deux jeunes aristo à l'accent insupportable qui ne savent rien faire de leurs dix doigts. Leur mère, l'ex-duchesse Fergie, est elle présentée comme une pique-assiette qui continue à vivre aux crochets de la famille royale. L'ensemble est forcément complètement loufoque, l'absurde est poussé à l'extrême, l'humour pas toujours fin mais terriblement british. Pour peu que le téléspectateur s'intéresse un peu à l'actualité des têtes couronnées, les références à des événements réels n'en sont que plus savoureuses. Surtout quand la réalité finit par dépasser la fiction. 

Les scénaristes avaient anticipé le Megxit

Alors que la saison 2 fêtait l'arrivée fracassante de Meghan Markle dans le clan Windsor avec en point d'orgue son royal wedding avec Harry lors d'un épisode spécial, la saison 3 voit les Sussex prendre leurs distances avec la famille royale pour s'installer aux Etats-Unis. Un scénario imaginé un an avant le Megxit. "On pensait qu'ils iraient aux Etats-Unis alors que pour l'instant ils sont au Canada. Mais on a modifié ça en enregistrant des dialogues supplémentaires", racontait George Jeffrie à Vanity Fair en février, quelques semaines avant que le couple ne pose ses valises à Los Angeles. 

Les créateurs avaient aussi anticipé les fiançailles de la princesse Beatrice avec son petit ami Edoardo Mapelli Mozzi, dont les noces ont été décalées à cause du coronavirus : "La seule différence, c'est que la demande en mariage a été faite dans un hôtel bling-bling de la côte amalfitaine. On a choisi de la faire dans le chalet de ski que Fergie transforme en bed-and-breakfast à cause des problèmes financiers du prince Andrew". Ce même chalet qui aujourd'hui s'ajoute à la pile des affaires qui embarrassent le fils cadet de la reine Elizabeth II. La souveraine est d'ailleurs la seule à être épargnée par cette satire réjouissante dont les 20 épisodes sont disponibles sur Netflix en France. 

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La saison 3 à peine diffusée au début de l'année, les fans du programme en réclamaient déjà une quatrième. Il se murmure même que "The Windsors" serait très populaire au sein de la famille royale qui ne manque pas une occasion de se moquer d'elle-même. L'autodérision, il n'y a que ça de vrai. 

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