"The Voice" - Nikos Aliagas : "Le paquet cadeau est peut-être différent mais le rêve est là"

Nikos va retrouver le chemin du plateau de "The Voice", mais les règles sanitaires seront très strictes.
Médias

INTERVIEW – Ce samedi 6 juin, TF1 donne le coup d'envoi des grands shows de "The Voice". De quoi ravir Nikos qui revient sur cette édition qui aura été marquée par la crise sanitaire.

Après des semaines d'incertitude, le moment est enfin arrivé. Samedi 6 juin, diffusera la demi-finale de "The Voice". Malgré la crise sanitaire due à l'épidémie de Covid-19, les talents vont pouvoir monter sur scène pour tenter de remporter leur ticket pour la finale qui se tiendra le 13 juin prochain. Alors que ces derniers auraient dû fouler la scène du Palais des Sports de Paris, il se produiront finalement dans un studio de la Plaine Saint Denis pour un show pré-enregistré et sans public. Si Lara Fabian, bloquée au Canada, sera en visioconférence, le reste de l'équipe sera là, à commencer par Nikos, qui lancera les votes et dévoilera les résultats en direct. Il nous dit tout sur cette édition un peu particulière. 

LCI : Les grands shows de "The Voice" vont enfin avoir lieu. Etes-vous soulagé ?

Nikos Aliagas : Oui bien sûr ! C'était encore une incertitude il y a quelques semaines. Toute cette histoire nous a poussés à reconsidérer notre métier. A nous à présent de nous réinventer et de privilégier la qualité et la sincérité. 

Un show sans public, ce n’est pas pareil ?

Oui, c'est comme si on était punis alors qu'on n'a rien fait. Moi quand j'arrive sur la scène, la première chose que je fais c'est de parler aux gens. Pour la demi-finale et la finale, nous avons trouvé quelques ruses : il y aura des écrans avec du public, des applaudissements, on ne sera pas totalement coupé du monde. Pour moi, le public n'est pas un alibi, c'est le quatrième mur vivant du spectacle. C'est le public qui nous fait et nous défait. Le premier contrat qu'on signe, c'est un contrat moral avec les gens. 

D'ailleurs cette année, le public aura les pleins pouvoirs car il va pouvoir choisir les quatre finalistes, toutes équipes confondues. 

Oui, c'est comme si on leur disait : vous n'êtes pas avec nous, mais on vous donne les pleins pouvoirs. Ils peuvent choisir deux talents de la même équipe et aucun d'une autre. Ça va mettre un peu de piment. 

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Comment se sont passées les retrouvailles avec les talents et les coachs ? 

C'était un vrai moment de reconnexion, mais pas dans la superficialité parfois générée par l'envie de faire la fête. C'était très profond même si c'était triste de ne pas pouvoir prendre les gens dans les bras, d'autant que je suis moi-même très tactile dans ma façon d'animer. C'est quelque chose de nouveau pour moi. 

 

Cette année, la demi-finale et la finale se dérouleront donc en semi-direct. Vous avez déjà mis en boîte les prestations ?  

Nous avons tourné la demi-finale cette semaine et il y a eu énormément d'émotion, malgré la configuration. Il faut dire que cette année a été très intense. Il y a eu beaucoup de larmes sur le tournage, c'était d'ailleurs étrange de voir Lara Fabian pleurer alors qu'elle est à 5 000 kilomètres de là ! La distance aussi peut créer l'émotion. Cette année, le paquet cadeau est peut-être différent mais le rêve est là. On est fiers de cette édition car l'ADN du programme ce sont les voix et ils chantent divinement bien.

Vous avez été très actif sur les réseaux sociaux durant le confinement. C'était important ? 

Oui. Durant le confinement, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de télévision. Ce serait égoïste et malvenu de dire que cette coupure m'a fait du bien alors qu'il y a eu des milliers de morts, mais ça m'a renvoyé à l'essentiel. Si j'ai pris la parole, c'était parce que j'avais quelque chose à dire et non à montrer. Pouvoir parler d'une bonne lecture, donner la parole à un médecin, un anthropologue ou à un philosophe pour parler de l'être humain, ça avait du sens pour moi. 

On sent que la vie commence à reprendre dans les villes, mais je suis contre l'amnésie instantanée- Nikos Aliagas

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D'un point de vue personnel, comment avez-vous vécu le confinement ? 

J'ai essayé de mettre la peur de côté mais j'ai eu une inquiétude de citoyen pour notre pays et pour le monde, plus qu'une inquiétude sur ce qu'on va devenir professionnellement. Je voulais protéger ma famille, protéger les gens que j'aime et essayer d'être utile. J'ai vécu cette période comme une introspection, un moment de mise au point. 

Comment vivez-vous le déconfinement actuel ? 

On sent que la vie commence à reprendre dans les villes, mais je suis contre l'amnésie instantanée. Il y a encore des gens à l'hôpital, des gens qui ont perdu leur travail. La situation mondiale est extrêmement tendue. Il faut continuer de faire notre métier, divertir les gens mais ne pas le faire avec excès. 

Etes-vous optimiste pour la suite ? 

Nos ancêtres ont connu d'autres guerres, beaucoup plus brutales. Ils ont connu l'exode, comme certains peuples la vivent encore aujourd'hui. Mais ils étaient toujours optimistes et ils priaient pour que le ciel leur donne la santé, à manger et un toit pour leurs enfants. On en est là aujourd'hui. Je ne suis pas un pessimiste, je suis un inquiet qui le cache. Et quand on a des enfants, on n'a pas le droit d'être pessimiste.

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