VIDÉO - Inès, l’infirmière de "Koh-Lanta" : "Travailler sans matériel au début de la pandémie, ça m'a mise hors de moi"

VIDÉO - Inès, l’infirmière de "Koh-Lanta" : "Travailler sans matériel au début de la pandémie, ça m'a mise hors de moi"

INTERVIEW - C’est l’une des candidates les plus "cash" de l’actuelle saison de Koh-Lanta. La Toulousaine Inès est actuellement infirmière dans un grand hôpital parisien. Pour LCI, elle revient sur son aventure dans l’émission de TF1. Et dénonce le manque de moyens dont souffrent les soignants face à la pandémie de coronavirus.

Depuis le début de "Koh-Lanta : l’île des héros", son franc parler détonne. Membre de l’équipe des jaunes, la Toulousaine Inès, 25 ans, est l’une des candidates qui fait le plus parler sur les réseaux sociaux. Alors que le jeu d’aventures de TF1 bat des records d’audience pendant le confinement, la jeune femme vit une autre genre d’épreuve au quotidien. Infirmière de nuit dans un grand hôpital parisien, elle a vécu la pandémie de coronavirus dès les premières heures. Sur Instagram, elle n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer le manque de moyens dont souffrent les soignants face à cette épreuve inédite.

 "Pendant une nuit de travail, j’ai vu qu’on n’avait plus du tout de blouses, ni de surblouses. On n’avait plus rien", raconte-t-elle à LCI dans la vidéo ci-dessus. "Et j’ai vu ma collègue qui est venue me voir en disant : 'C’est bon Inès, j’ai trouvé une solution. On va mettre des pantalons de tenues jetables pour se protéger !' Ça m’a mise à bout et j’ai fait une story sur Instagram pour dénoncer le manque de matériel ".

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Quand je vois que les Français nous applaudissent tous les soirs à 20h, ça me touche. Mais ce qui me toucherait encore plus, ce serait de ne plus les voir dans les rues parce qu’il fait beau- Inès

Son coup de gueule, photo à l'appui, va être repartagé par de nombreux internautes, l’une d'elles écrivant "Emmanuel Macron : bouge-toi bordel !" en commentaire. Des propos attribués à tort à Inès sur les réseaux. "Je ne me serais pas permise, ce n’est pas moi", insiste-t-elle. Sur le fond, pourtant, la colère est bien là. "Le but de cette story, c’était de dénoncer le manque de matériel face à une salle remplie de patients qui étaient tous positifs au Covid. Et je me voyais pendant une nuit de 12 heures, travailler sans matériel, et ça m’a mise hors de moi."

Si elle constate une lente amélioration ces derniers jours, Inès estime que le meilleur moyen de désengorger les hôpitaux, c’est de respecter le confinement. "Quand je vois que les Français nous applaudissent tous les soirs à 20h, ça me touche. Mais ce qui me toucherait encore plus, ce serait de ne plus les voir dans les rues parce qu’il fait bon, parce qu’il fait beau, parce qu’on se croirait en été", avoue-t-elle. "Il y a tout un tas de raisons. Mais je préférerais qu'ils restent chez eux plutôt que de les voir applaudir à 20 heures."

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Sur la suite de son aventure dans Koh-Lanta, Inès garde le secret à quelques heures du prochain épisode. Comment juge-t-elle son parcours jusqu’ici ? "Je ne le juge pas bien, mais je ne le juge pas mauvais non plus", avoue cette grande admiratrice de Teheiura, qu’elle considère comme le meilleur aventurier de la saison. "Moi j’ai participé au camp comme j’ai pu. La nourriture, aller chercher du bois. Mais je pense comme beaucoup, je suis une éternelle insatisfaite. Disons que je sais que je peux mieux faire."

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