Retour de "The Handmaid's Tale" : pourquoi cette saison 3 va hanter votre été

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PREVIEW - Des frissons, des larmes et beaucoup de tension. Le cocktail explosif qui avait fait le succès de la série jusqu'à présent revient dès ce jeudi 6 juin sur OCS Max avec une recette encore plus corsée. Si l'ensemble de la saison ressemble aux trois premiers épisodes que nous avons pu visionner, nous n'avons qu'un conseil : accrochez-vous.

Le récapitulatif nous a fait du bien. Car un an après la diffusion du dernier épisode de la saison 2, il ne nous restait en tête que le choc. Le choc de voir June choisir de rester à Gilead alors que l'opportunité de quitter cet enfer s'ouvrait à elle. Le choc du regard déterminé d'Elisabeth Moss face caméra. Ce regard perçant est toujours là en ce début de saison 3, que nous avons pu découvrir avant son arrivée sur OCS Max ce jeudi 6 juin en US+24.

L'histoire reprend exactement là où on l'avait laissée, dans la nuit sombre de Gilead quelques minutes après le départ de la petite Nichole dans les bras d'Emily. C'est pour sa fille que sont les premiers mots de June, prononcés en voix-off.  "S'il te plaît Dieu, surveille-la. Protège-la. Parce qu'ici, ce ne sont pas les eaux calmes et les verts pâturages si tu n'avais pas remarqué. C'est la vallée de la mort. Et il y a un sacré nombre de personnes dont il faut avoir peur (...). Je suis désolée mon bébé, Maman doit aller travailler", lâche-t-elle.

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Car si June a décidé de rester, c'est pour mener la révolte qu'annonçait la bande-annonce. Ultra présente dès le début de l'adaptation du roman de Margaret Atwood La Servante écarlate, la tension grimpe d'un cran et vous saisit au vif quasi instantanément. La faute à un premier épisode d'une puissance scénaristique et visuelle remarquable. Poussées dans leur retranchement, les femmes de Gilead tentent le tout pour le tout pour quitter leur état de servitude face à un homme de plus en plus vil. "Je crois qu'on ne sait pas de quoi on est capable jusqu'à ce qu'on doive agir", lance l'héroïne, affirmant à ses camarades d'infortune devenues compagnes de lutte que "peut-être on est plus fortes que ce qu'on croit".

Un écho à l'Amérique conservatrice et pro-life de Trump

On tremble, on pleure, on s'offusque davantage devant ces trois premiers épisodes qui donnent le ton d'une saison plus que jamais ancrée dans l'actualité. En visionnant cette saison 3, on a comme la regrettable impression de regarder non pas une dystopie mais un futur bien plus proche qu'il n'y paraît. Les échos à l'Amérique conservatrice et misogyne de Donald Trump sont nombreux, que ce soit les migrants mis en cage ou la notion de choix que questionne June dans un bouleversant monologue en voix-off (celui de la bande-annonce, ndlr) pour clore l'épisode 3 et lancer les hostilités. 

Une notion de choix qui évoquera peut-être à certains celui des femmes à disposer de leur corps, alors que l'Alabama, le Missouri, l'Ohio, le Mississippi, la Géorgie ou l'Arkansas ont voté de lois réduisant l'accès à l'avortement. Les longues capes rouges des servantes, destinées à enfanter dans le régime totalitaire de Gilead, sont d'ailleurs devenues l'un des principaux accessoires de celles qui défendent le droit à l'avortement aux Etats-Unis. "En gros, nous sommes toutes des servantes", a même affirmé l'humoriste Leslie Jones en direct lors de l'émission "Saturday Night Live" le 19 mai. En espérant que l'actualité ne finisse pas par dépasser la fiction d'ici la diffusion du season finale de "The Handmaid's Tale", programmée le 15 août.

>> "The Handmaid’s Tale" : saison 3 dès le 6 juin sur OCS Max en exclusivité.

Saisons 1 et 2 disponibles sur à la demande sur OCS.t

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