3 bonnes raisons de se faire bousculer par "Watchmen", la nouvelle pépite de OCS

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EVENEMENT - OCS entame ce lundi 21 octobre, 24 heures après HBO, la diffusion de la nouvelle adaptation des romans graphiques d'Alan Moore et Dave Gibbons. Une série qui questionne et qui joue avec les nerfs de ses spectateurs sans jamais les prendre par la main. Un régal !

Noël arrive en avance pour les amateurs de séries de qualité. Car ce lundi 21 octobre débute sur OCS, 24 heures après sa diffusion sur HBO aux Etats-Unis, l'un des programmes les plus attendus, mais aussi les plus ambitieux de l'année. Les superlatifs ne sont pas usurpés pour qualifier "Watchmen", nouvelle lecture des romans graphiques d'Alan Moore et Dave Gibbons que Zack Snyder avait déjà adaptés au cinéma il y a dix ans.

Une histoire de super-héros pas comme les autres, plutôt mégalos et pas franchement politiquement corrects qui emprunte ici une voie plus sombre encore. Et tellement plus actuelle. Voilà le spectateur plongé en 2019, 30 ans après l'action du matériel d'origine, dans une Amérique dirigée par Robert Redford où les policiers avancent masqués d'un foulard jaune pour préserver leur anonymat et assurer leur sécurité. Soyez prévenus, "Watchmen" ne laissera personne indifférent.

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Parce que le créateur de "Lost" et "The Leftovers" est aux manettes

Son nom est devenu synonyme de qualité. Esprit brillant dans l'univers parfois aseptisé de la télévision, Damon Lindelof parle de son adaptation de "Watchmen" comme d'un "remix" et non d'une suite aux romans graphiques qu'il a découverts à l'âge de 13 ans et qui ont influencé une grande partie de son travail. "Tout ce que je fais - surtout "Lost" - est une lettre d'amour à "Watchmen"", assure-t-il à Entertainment Weekly. Au regard de ce qu'il a créé avec ses disparus, sur leur île et dans "The Leftovers", sa passion pour les super-héros d'Alan Moore ne peut que donner envie de découvrir ce qu'il a fait d'eux.

Parce qu'elle est totalement déroutante

L'une des forces majeures de Lindelof ? Il pose plus de questions qu'il ne donne de réponses. Et c'est justement ce qui fait de ses séries des oeuvres si intéressantes. Le pilote s'ouvre sur le récit d'une histoire vraie, celle du massacre de Tulsa en 1921 où près de 300 Afro-américains ont été tués par des Blancs en deux jours dans cette ville d'Oklahoma. Un drame racial qui sert de toile de fond à la série sans qu'on sache tout à fait où il nous emmène. Aussi violente dans son action que dans son propos, "Watchmen" surprend dans sa construction et régale par son écriture fine. La série n'est pas paresseuse et demande à son spectateur le même effort. D'être attentif, d'accepter de se laisser surprendre et surtout de s'accrocher. 

Parce que son casting est exceptionnel

Un projet d'une telle envergure n'aurait pu tenir la route sans des acteurs brillants. Damon Lindelof s'est entouré de Yahyua Abdul-Mateen II ("The Get Down", "Aquaman"), Jean Smart ("Fargo"), le divin Jeremy Irons qu'on ne présente plus et l'ancien flic de "Miami Vice" Don Johnson, qui retrouve ici un peu de sa superbe d'antan. Mais celle qui brille derrière son masque et sa combinaison de cuir, c'est Regina King. L'actrice oscarisée l'an dernier incarne avec force et détermination Angela Abar, policière obligée d'agir sous l'identité de Sister Night. "Cette femme est complexe, elle a des défauts. Les héros aussi galèrent", assure-t-elle au New York Times. Un personnage aussi puissant qu'intriguant qui ne pouvait pas trouver meilleure interprète.

"Watchmen", un épisode chaque lundi à 21h05 en US+24 en exclusivité sur OCS dès le 21 octobre

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