Stéphane Guillon sur LCI : "Avec Alain Juppé, on a très envie de se racheter un Minitel"

INTERVIEW – Stéphane Guillon, qui joue actuellement son spectacle "Certifié conforme" au Théâtre Déjazet à Paris, était invité sur LCI ce vendredi matin. L’occasion de faire le point avec l’humoriste sur les candidats à la primaire de la droite.

Comme à son habitude, il n’a pas eu la langue dans sa poche. Stéphane Guillon, qui joue jusqu’au 31 décembre "Certifié conforme" au Théâtre Déjazet à Paris, était invité ce vendredi matin sur LCI. L’occasion de faire le point avec l’humoriste sur l’actualité politique. 


Stéphane Guillon s’est d’abord exprimé sur le quinquennat de François Hollande et s’est notamment félicité que le Président n’ait pas tenu toutes ses promesses. "Il nous avait promis la normalité, c’est très chiant pour nous, humoristes, la normalité. Il n’a pas tenu sa promesse. Il y en a beaucoup qu’il n’a pas tenues, dont celle-ci. Et c’est tant mieux pour nous", a-t-il lancé en évoquant le côté "Mister Bean" et "Pierre Richard" du locataire de l’Elysée. 

C'est incroyable que Nicolas Sarkozy soit toujours là avec toutes les affaires judiciaires.Stéphane Guillon

Alors que le dernier débat des primaires de la droite s’est tenu jeudi soir sur France 2, Stéphane Guillon a ensuite passé en revue les différents candidats à l’investiture de l'UMP. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’a pas été tendre avec Nicolas Sarkozy. "C’est incroyable qu’il soit toujours là avec toutes les affaires judiciaires", a-t-il estimé avant de se lancer dans une tirade très drôle sur Alain Juppé. 


Comment trouve-t-il le maire de Bordeaux ? "Classique, sérieux, très moderne, rock. Il fait rêver. On a très envie de se racheter un Minitel, d’aller au Prisunic. Il paraît d’ailleurs que Charlie et Lulu reviennent. C’est un retour extraordinaire aux années 1990", a lancé Stéphane Guillon en référence à une interview d’Alain Juppé sur France 3 au cours de laquelle il avait évoqué "la vendeuse de Prisunic", enseigne disparue en 2002. 

Poisson, il est rance, pas frais.Stéphane Guillon

Mais Alain Juppé n’est pas le seul dans le viseur de l’humoriste. "J’aurais bien aimé l’autre-là, Coquito, Bruno Le Maire, mais je pense qu’il a zéro chance (…) Il a le charisme d’un poulpe mort", a-t-il dit amusé par le surnom de l’homme politique, qui a confié à Gala que sa femme l’appelait Coquito. François Fillon en a également pris pour son grade : "Laurent Gerra le surnomme le croque-mort de la Sarthe, je trouve que ça lui va très bien". Plutôt sympathique finalement en comparaison avec la pique lancée à Jean-François Copé : "Incroyable, c’est fou tous ces gens qui devraient être aux Baumettes et qui continuent à faire de la politique". Quant à Jean-Frédéric Poisson, il n'a eu droit qu’à un lapidaire : "Rance, pas frais". 


Reste Nathalie Kosciusko-Morizet. Stéphane Guillon a tressé des lauriers à l’ancienne ministre sans même y glisser quelques épines. "Je pense qu’elle fera quelque chose un jour. Là, c’est trop tôt. C’est une femme exceptionnellement intelligente et charismatique", a estimé celui qui compte bien voter aux primaires de la droite dont le premier tour se tiendra dimanche 20 novembre. Pour cela, Stéphane Guillon n'hésitera à croiser les doigts en signant la promesse qu'il partage les valeurs de la droite.

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