"Strasbourg frappé au cœur" : les Unes de la presse consacrées à la fusillade

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Attentat de Strasbourg : le suspect Cherif Chekatt abattu par la police

PRESSE - La fusillade de Strasbourg est à la Une dans une partie de la presse. Plusieurs quotidiens ont décidé, ce mercredi, de consacrer leur première page à l'événement mortel de la soirée.

Malgré l'heure à laquelle se sont déroulés les faits, plusieurs quotidiens sont parvenus à faire leur Une sur le drame de Strasbourg, survenu dans la soirée du mardi 11 décembre. Selon le bilan de la préfecture, ce mercredi matin, la fusillade a fait au moins deux morts - une autre personne se trouve en état de mort cérébrale - et plusieurs blessés, dont certains grièvement.

Si ce bilan n'a pas pu être mentionné dans les journaux, les premiers éléments sont, eux, bien présents. "Strasbourg frappé au cœur", écrit L'Union, quand La Provence opte pour "le carnage de Strasbourg." "L'horreur au marché de Noël", titre L'Est-Eclair. "Pris pour cible", écrit Presse Océan.

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Le quotidien national Libération a, lui aussi, évoqué Strasbourg sur sa manchette. La fusillade est évoquée au-dessus d'une enquête revenant sur l'interpellation musclée qui a eu lieu la semaine passée à Mantes-la-Jolie, au cours de laquelle des dizaines de lycéens ont été filmés par des policiers, genoux au sol, mains sur la tête. 

Une collision des actualités qui n'a pas échappé à certains internautes, certains s'indignant que cette enquête sur les violences policières côtoient la couverture d'une attaque sanglante suite à laquelle les forces de l'ordre sont mobilisées pour protéger la population. Alors que plusieurs journalistes du quotidien ont balayé ces critiques sur les réseaux sociaux, le directeur de la rédaction a lui aussi pris la plume pour tenter de répondre à cette polémique qu'il juge "à la fois compréhensible et injuste". 

"Nous n'avons évidemment pas pensé une seconde qu'un attentat à Strasbourg puisse être moins important que l'affaire des lycéens de Mantes-la-Jolie", écrit Laurent Joffrin dans un article intitulé "Précisions sur la une de 'Libé' de ce mercredi". Il poursuit : "Mais la presse écrite est soumise à des contraintes techniques particulières. À partir du moment où nous avions des informations recoupées sur le drame de Strasbourg, il nous restait cinq minutes pour modifier la Une."

Quid des Dernières Nouvelles d'Alsace ? Le quotidien régional alsacien n'a pas consacré sa couverture aux événements. Et pour cause : il ne sera  pas en kiosques ce mercredi car les ouvriers qui l'impriment n'ont pas pu accéder aux rotatives en raison du confinement du centre-ville de Strasbourg. Le journal sera cependant disponible en version numérique, sur son site internet.

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