"The Haunting of Hill House" : les petits secrets de la formidable série fantastique de Netflix

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SERIE - Vous aimez les maisons hantées et les histoires de familles compliquées ? Vous allez adorer "The Haunting of Hill House", la nouvelle série Netflix dont tout le monde parle. Avec cette libre adaptation d'un roman des années 1950, le réalisateur Mike Flanagan propose un magnifique hommage au cinéma fantastique. Et plein de petites surprises pour les amateurs du genre.

C’est une série dont on n’a pas fini de percer les secrets. Disponible depuis le 12 octobre sur Netflix, "The Haunting of Hill House" met en scène une famille américaine, les Crain, dont le séjour estival dans un manoir abandonné va bouleverser l’existence. Cette adaptation du roman éponyme de Shirley Jackson, parue en 1959, est l’œuvre du réalisateur Mike Flanagan, qui signe sans doute l’une des plus belles réussites de la plateforme américaine depuis la rentrée. 


A la fois flippante et intimiste, élégante et complexe, cette saga familiale regorge d’idées de mise en scène et de performances d’acteurs haut de gamme. A l’heure où les médias américains bruissent déjà de rumeurs d’une saison 2, voici de quoi briller en société, au cas où vos amis vous demandent si vous avez entendus parler de "cette série de dingues avec la maison hantée"...

Un livre déjà adapté au cinéma

Décrit par Stephen King comme "l’un des romans d’horreur les plus importants du XXe siècle, "The Haunting of Hill House" est l’œuvre de l’écrivain américaine Shirley Jackson. Publié en 1959, il racontait comment le Docteur Montague, spécialiste des phénomènes paranormaux, conviait trois personnages dans une bâtisse hantée du XIXe siècle. Parmi eux, Luke, l’héritier des derniers propriétaires des lieux, la fantasque Theodora et la timide Eleanor.


Deux adaptations cinématographiques en ont été tirées depuis sa parution. La première par le cinéaste britannique Robert Wise (réalisateur de West Side Story, ndlr), en 1963, est devenue culte malgré un accueil mitigé à l’époque. Son remake, en 1999 par Jan De Bont, a tellement navré les fans de fantastique que les frères Wayans l’ont parodié dans "Scary Movie 2"…

Un réalisateur fan de fantastique

La nouvelle version de "The Haunting of Hill House" proposée par Netflix est la première pour le petit écran. Son auteur, Mike Flanagan, 40 ans, est un réalisateur encore méconnu en France. L’an dernier, ce grand fan de Stephen King s’était illustré sur la plateforme américaine avec une formidable adaptation de Jessie. Au moment où vous lisez ces lignes, il tourne celle de "Doctor Sleep", la suite très attendue de "Shining"… 


Avec "The House of Haunting Hill", le metteur en scène ne propose pas une adaptation fidèle, au contraire. Plutôt une sorte de "remix", reprenant une partie des personnages, des thèmes, et bien sûr la maison du roman de Shirley Jackson pour raconter une histoire beaucoup plus contemporaine, qui fait écho à de nombreux maux de la société actuelle.

Une adaptation très contemporaine

Les dix épisodes effectuent l’aller et retour entre deux périodes, intimement connectées. D’abord l’année 1992, où Hugh et Olivia Crain s’installent à Hill House avec leurs enfants, Steven, Shirley, Theodora, Luke et Eleanor, durant un été. Leur but est de rénover la bâtisse avant de la revendre à prix d’or. Mais  les fantômes qui hantent les murs ne sont pas vraiment d’accord. Et c'est un euphémisme...


L’intrigue bascule sans prévenir en octobre 2018, où les enfants Crain, traumatisés par les événements de l’époque précédente, vont être réunis par une terrible tragédie. Steven est devenu auteur de best-seller, Shirley tient une maison mortuaire, Theodora est psychologue pour enfants. Junkie notoire, Luke enchaîne les cures de désintox tandis qu'Eleanord, dite Nell, est à bout de nerfs suite à un drame dans sa vie privée.

Un casting très familier

C’est Carla Gugino, qui jouait déjà l’héroïne de "Jessie", qui incarne Olivia Crain. Son mari, en 2018 est interprété par Timothy Hutton, qui fut au cinéma l’écrivain maudit de "La Part des Ténèbres" de George A. Romero, d’après Stephen King. Sa version "jeune" de 1992 est incarnée par Henry Thomas (photo ci-dessous), l’inoubliable Elliott dans "E.T.", aujourd’hui âgé de 47 ans. Détail savoureux : la série est produite par Amblin, la société de production de Steven Spielberg, dont le célèbre logo avec le vélo volant figure à la fin du générique de chaque épisode.

Dans le rôle de Steven, le fils aîné, les fans de "Game of thrones" reconnaîtront Michiel Huisman, l’interprète de Daario Naharis dans la série de HBO. Shirley est incarnée elle par Elizabeth Reaser, qui fut Esmée Cullen dans la saga "Twilight". Elle avait déjà tourné avec Mike Flanagan dans "Ouija : les origines", en 2016. Kate Siegel, qui interprète Theodora, n’est autre que la compagne du cinéaste. Elle est apparue dans trois de ses films dont "Sans un bruit", dont elle était la vedette.

Hill House existe vraiment

C’est dans les bois de LaGrange, en Géorgie, que Mike Flanagan et son équipe ont découvert la maison qui sert de théâtre à la série. "Lorsqu’on est sorti de la voiture, tout le monde s’est arrêté de parler", raconte Mike Flanagan à Entertainment Weekly. "Cette bâtisse était belle, bizarre, schizophrénique. J’en suis tout de suite tombé amoureux." Si la plupart des scènes extérieures y ont été tournées, il a en revanche fallu reconstruire l’intérieur entièrement en studio, afin de réaliser les plans séquences sophistiqués imaginés par le cinéaste.

Bientôt une saison 2 ?

Sans rien révéler de l’intrigue, "The Haunting of Hill House" propose une conclusion à priori définitive pour la famille Crain. Mais Mike Flanagan avoue avoir déjà réfléchi à plusieurs manières d’explorer l’univers du roman de Shirley Jackson. L’une d’elles consisterait à raconter l’histoire des nombreux fantômes de la maison qui hante la saison 1. Une autre pourrait faire de "The Haunting" une anthologie à la manière de "American Horror Story", chaque nouvelle saison explorant une nouvelle maison hantée. Croisons les doigts pour ne pas être déçus…

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