"Un texte de chagrin, un texte de colère" : Nicolas Bedos défend sa tribune anti-masques

"Un texte de chagrin, un texte de colère" : Nicolas Bedos défend sa tribune anti-masques

MISE AU POINT - Invité de Quotidien, Nicolas Bedos est revenu sur la polémique née de sa tribune appelant les Français à ne pas respecter les gestes barrières. Le réalisateur a défendu sa liberté d’artiste et "un cri du cœur" dans une période personnelle difficile.

Nicolas Bedos persiste et signe. Le réalisateur du prochain OSS 117 était ce lundi l’invité de Yann Barthès dans Quotidien pour parler d'Incorrect, un livre qui rend hommage aux chantres de l’irrévérence, des années 1970 à nos jours, et dont il a signé la préface. L’occasion rêvée d’évoquer la polémique déclenchée par le texte qu’il a publiée le 24 septembre dernier, appelant les Français à "vivre quitte à en mourir" et à ne pas respecter les mesures sanitaires du gouvernement pour endiguer la pandémie de coronavirus. 

"Je comprends la polémique. C’est un texte excessif. Je l’ai écrit dans la colère, le lendemain de la messe qui avait été organisée pour mon parrain, Jean-Louis Dabadie", a-t-il expliqué, reconnaissant que son texte était "un peu irresponsable". "Mais ça pose la question de la responsabilité d'un artiste", a-t-il poursuivi, citant Salvator Dali : "Est-ce qu’un artiste a vocation à tenir des propos responsables ? Je ne crois pas".

En vidéo

VIDEO LCI PLAY - OSS 117 est de retour

Nicolas Bedos a également critiqué ce qu'il ressent comme une pensée unique médiatique face à la pandémie. "On entend exactement la même chose parce qu’il faut répondre à la même doxa, sinon on se fait polluer sur les réseaux sociaux", a-t-il regretté. "Mais ce problème est compliqué parce qu’il y a plusieurs vérités. Il y a la vérité des politiques, et ils ont raison, du personnel soignant… Je comprends d’ailleurs que mon texte les ait choqués, c’est un texte de chagrin, un texte de colère", a admis celui a également perdu son père, Guy Bedos, durant le confinement et, pendant l'été, sa marraine, Gisèle Halimi.

Lire aussi

S’il a été la cible de vives critiques sur les réseaux sociaux, Nicolas Bedos a expliqué avoir reçu de nombreux messages d’encouragement durant la polémique.  "Quand je sors dans la rue, il y a des gens qui ont compris parce qu’ils suivent mon compte Instagram, a-t-il assuré. "Ils savent dans quelle période de ma vie je me trouve, ils savent que je n’ai pas pu accompagner mes proches, que mon père est en partie parti à cause du confinement et de sa solitude imposée. Ils savent que c’est un cri du cœur."

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon la revue Prescrire

EN DIRECT - Covid-19 : 12.580 cas positifs supplémentaires en 24 heures en France

EN DIRECT - Loi "sécurité globale" : 500.000 participants à travers la France, selon les organisateurs

Voici l'attestation de déplacement dérogatoire nécessaire à partir de ce samedi 28 novembre

Nombre de convives, aération... quels conseils pour passer des bonnes fêtes de fin d'année ?

Lire et commenter