VIDEO - Blague de Canteloup sur "l'affaire Théo" : l'humoriste et son équipe s'excusent, "c'était juste pas drôle et vulgaire"

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L'affaire Théo

MAUVAISE VANNE - Ce matin, sur Europe 1, c'est un Nicolas Canteloup en grande forme qui faisait sa chronique quotidienne. Malheureusement, une mauvaise blague sur l'affaire du viol présumé du jeune Théo, à Aulnay-sous-Bois a été faite. Face à la polémique, sur Twitter, l'humoriste et son manager se sont excusés. Quant au CSA, il affirme avoir reçu une vingtaine de signalements.

Parfois, aussi talentueux que l'on peut l'être dans son exercice, il arrive que l'on passe complètement à côté de sa blague. C'est ce qui est arrivé à Nicolas Canteloup, ce matin. En direct sur Europe 1, l'humoriste faisait sa quotidienne "Revue de presque" : un passage en revue de l'actu du jour sur le ton humoristique. 

Après avoir imité Marc-Olivier Fogiel, fait de l'humour sur les révélations du Canard Enchainé, imité Emmanuel Macron et les rumeurs avec Mathieu Gallet, le patron de Radio France, et copié François Fillon, Nicolas Canteloup s'est penché sur la visite de François Hollande au jeune Théo, ce jeune homme qui accuse les policiers de l'avoir violé au cours d'une interpellation. 

Si Théo, après réflexion, se découvre des sentiments pour le policier qui lui a introduit la matraque...- Nicolas Canteloup

"Le rôle de la police, ce n'est pas de mettre des matraques dans les fesses. Maintenant, je tiens à m'adresser à la population gay de ce pays : une population qui me tient particulièrement à cœur, car c'est moi, je tiens à le rappeler, qui ai fait le mariage gay (...). Amis gays, ce n'est pas la peine non plus de chercher un deux-pièces sur Aulnay centre. La police ne recommencera plus. C'était un accident, je tiens à le préciser. Pas une pratique courante sur Aulnay-sous-Bois", a déclaré Nicolas Canteloup. 

Dans le studio, comme on peut le voir sur la vidéo, c'est l'étonnement et la surprise. Et l'humoriste de poursuivre en reliant cette affaire au mariage homosexuel et ce que pourrait faire le président de la République pour ce jeune homme : "J'ai rendu possible le mariage gay donc si Théo, après réflexion, se découvre des sentiments pour le policier qui lui a introduit la matraque ... Ils pourront, grâce à moi, s'épouser, en toute légalité". 

Un "blague" borderline qualifiée d'"homophobe" qui a fait réagir sur les réseaux sociaux. Certains crient au scandale, d'autres exigent des excuses de la part d'Europe 1. 

On pensait que c'était trash, c'était juste pas drôle et vulgaire- L'équipe de Nicolas Canteloup

Bref, un malaise dans le studio, sur les réseaux sociaux, probablement chez pas mal de monde et au sein de la rédaction d'Europe1. Sur Twitter, la Société des rédacteurs de la station a tenu à faire part de son indignation après la chronique. 

Face à l'indignation, son manager Jean-Marc Dumontet a présenté ses excuses au nom de l'humoriste et de son équipe. Dans un communiqué, repris par Canteloup sur son compte Twitter, l'équipe dit : "C'était un très gros dérapage ce matin, évidemment involontaire. Très mauvaise inspiration qui ne nous ressemble pas. On pensait que c'était trash, c'était juste pas drôle et vulgaire. Très sincèrement désolé."

Quant à Thomas Sotto, à la tête de la matinale d'Europe1, le journaliste a lui aussi réagi à la polémique sur Twitter. Il a notamment évoqué un sketch "consternant", mais a tenu à rappeler que "Nicolas (Canteloup) est un type bien. Qui ce matin n'était pas drôle". 

Quant au gendarme de l'Audiovisuel, on apprend par l'AFP, qu'il a reçu une vingtaine de signalements au sujet de cette chronique à la mi journée. 

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