"Je ne pense qu'à ça": Riss se confie, cinq ans après l'attentat de Charlie Hebdo

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CINQ ANS PLUS TARD - Le 7 janvier 2015, la France était frappée par l'horreur de la tuerie de Charlie Hebdo, première d'une série d'attaques terroristes sur le territoire. Cinq ans plus tard, le dessinateur Riss est obsédé par le vide. A TF1, il confie ses pensées obsédantes qu'il tente d'exorciser par l'écrit.

Le 7 janvier 2015, deux terroristes décimaient la rédaction de Charlie hebdo, faisant 12 morts et 11 blessés. Parmi les rescapés, le dessinateur Riss, qui dirige maintenant l'hebdomadaire, a trouvé dans l'écriture un moyen de se reconstruire. Dans son ouvrage "Une minute quarante-neuf secondes", paru aux éditions Actes Sud le 2 octobre dernier, le journaliste de 53 ans se confie sur ce traumatisme et l'après-Charlie Hebdo. S'il s'accommode de ses douleurs physiques et psychologiques, il reste profondément angoissé par le danger qui guette toujours. 

Aujourd'hui, Riss explique vivre avec "le vide", qui le hante. "Je cohabite avec la douleur", confie-t-il. "Ça tourne dans la tête du matin au soir, explique-t-il devant les caméras de TF1. Au point de se demander si l'on ne va pas devenir fou."

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Alors Riss a pris son stylo, pour écrire. "On a plein de choses à dire quand on a vécu ce genre d'événements. Peut-être trop, d'ailleurs. Ce qui fait qu'on est amené à écrire noir sur blanc et mettre un peu d'ordre dans ce désordre." Mais le dessinateur est conscient du drame. En cette journée du mois de janvier, il y a cinq ans, Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la psychanalyste Elsa Cayat, l'économiste Bernard Maris et le policier Franck Brinsolaro tombaient sous les balles des frères Chérif et Saïd Kouachi.

"Ceux qui ont disparus, on ne va pas les reconstruire. Ils ne sont plus là. Les périodes de nos vies qu'on a partagées ensemble, on ne les reconstruit pas. Ça n'existe plus. Il faut vivre avec le vide, et il n'y a rien à reconstruire sur le vide. On continue sa vie." Si le journal Charlie Hebdo reçoit toujours des menaces de mort, Riss a décidé de poursuivre l'aventure du journal satirique, avec cet humour noir.

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