VIDÉO - Dans ONPC, Ruquier revient sur l'incident Rousseau/Angot/Moix

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En préambule de l'émission star du samedi soir, l'animateur de France 2 a pris la parole quelques minutes pour évoquer la "fameuse" séquence qui a mis aux prises Sandrine Rousseau, Christine Angot et Yann Moix, lors de la précédente émission d'"On n'est pas couché".

C'était - probablement - une des séquences télé les plus attendues de la semaine. Une semaine après le passage de l'ancienne élue écologiste Sandrine Rousseau, venue évoquer son livre "Parler", plaidoyer pour encourager les femmes victimes d'agressions sexuelles à ne pas garder ce traumatisme pour elles, Laurent Ruquier est revenu sur l'incident qui a opposé la cadre d'Europe Ecologie - Les Verts, qui accuse Denis Baupin d'agression sexuelle, à Christine Angot, elle-même victime de viol incestueux dans son enfance, puis Yann Moix.


A cette occasion, l'écrivaine, qui tient une position radicalement différente de celle de Sandrine Rousseau au sujet des attaques subies par les femmes à ce sujet, avait porté le jugement suivant quand on est victime d'agression sexuelle : "On se débrouille", avant de quitter le plateau, excédée. Son compère Yann Moix avait, lui, regretté de n'avoir pas "senti la violence" dans ce qu'avait écrit Sandrine Rousseau : "Je voulais voir l'agression. [...} C'est le pendant qui m'intéressait."

"Personne n'a remis en cause l'engagement de Sandrine Rousseau"

Des échanges qui ont particulièrement fait parler le reste de la semaine, au point que le CSA a reçu des signalements en nombre, parmi lesquels celui de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, et que Denis Baupin, l'ex-député écologiste accusé par Sandrine Rousseau, a exigé la lecture d'un droit de réponse - retoqué - suite aux propos de l'ancienne élue. 


Difficile, dans ce contexte, pour Laurent Ruquier, accusé d'exposer complaisamment la douleur de deux femmes victimes de violences sexuelles, de ne pas réagir. C'est ce qu'il a fait dans l'émission samedi 7 octobre, en se défendant d'avoir voulu être racoleur, notamment en laissant les larmes de Sandrine Rousseau et pas le départ de Christine Angot. "Je me dois de revenir sur l'émission de samedi dernier.  [...] Si Yann Moix et Christine Angot ont montré, trop violemment, peut-être, leur désaccord sur la forme, il va de soi que personne sur ce plateau n'a remis en cause le bienfondé de cet engagement. Et si nous avions invité madame Rousseau, c'est bien pour partager son combat dans la lutte contre la violence faite aux femmes et dans aucun but que celui-là."

"Comment reprocher à Christine Angot son extrême sensibilité ?"

"Dans les larmes de Sandrine Rousseau comme dans la colère de Christine Angot, je n'ai vu, moi, que deux victimes, exprimer leur douleur. Différemment, certes, mais avant tout, exprimer leur souffrance. Chacune à sa façon. Il fallait n'y rien voir d'autre", a poursuivi Laurent Ruquier.


Avant de s'adresser aux téléspectateurs qui s'en sont pris à l'émission et de prendre la défense de Christine Angot, insultée sur les réseaux sociaux depuis la diffusion de la séquence : "Il y a sûrement des téléspectateurs que la séquence a mis mal à l'aise. Mais j'y vois aussi des raisons bien éloignées de la cause féminine. De l'ignorance, aussi, parfois. Comment reprocher à Christine Angot son extrême sensibilité quand on sait ce qu'elle a vécu elle-même ? Certains parlent, d'autres préfèrent écrire, certaines pleurent et d'autres crient. [...] Malgré tous les commentaires [...], je reste fier d'animer une émission où de tels échanges, même difficiles, peuvent avoir lieu."

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