"Il faut tirer à balles réelles": Zineb El Rhazaoui estime avoir "rappelé un principe légal qui s'appelle la légitime défense"

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POLEMIQUE - Invitée ce mercredi matin sur le plateau de LCI, Zineb El Rhazoui est revenue sur les propos polémiques qu'elle a tenus la veille sur CNEWS. L'ex-journaliste de Charlie Hebdo avait déclaré que les forces de l'ordre devaient utiliser des balles réelles quand elle se retrouve face à des "barbares".

Elle ne regrette rien. Invitée ce mardi sur le plateau de LCI, Zineb El Rhazoui est revenue sur les propos polémiques qu'elle avait tenus, mardi 5 novembre sur CNEWS. L'écrivaine et journaliste avait suscité un tollé en estimant que les forces de l'ordre devraient utiliser des balles réelles lorsqu'ils sont confrontés à des situations complexes dans les banlieues. "J'ai vu un peu ce qui se disait sur les réseaux sociaux, les gens de tous horizons étaient absolument unanimes, il faut que la police tire à balles réelles dans ces cas-là", a-t-elle lancé. "Quand vous avez un guet-apens de cent barbares... La police américaine aurait tiré à balles réelles !" a renchéri la journaliste. 

Face à Audrey Crespo-Mara et Raquel Garrido, Zineb El Rhazoui est revenue sur ses propos. "C'est une fausse polémique. Lorsque j'ai dit ça je parlais du guet-apens de Mantes-la –Jolie ou cent racailles ont tendu un piège à la police et aux pompiers", a-t-elle précisé. "J'ai rappelé un principe légal qui s'appelle la légitime défense. Les policiers sont armés, ils n'ont pas des pistolets à eau. (…) Moi je pose la question : pourquoi la police n'a-t-elle pas recours à son droit sur la légitime défense quand on a des guets-apens comme cela", a-t-elle renchéri estimant que les forces de l'ordre étaient face à "une milice" et non à des "manifestants comme les gilets jaunes".

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Zineb El-Rhazoui fait référence à la soirée du 25 octobre 2019 lorsque des policiers ont été appelés avec les pompiers pour un incendie de voiture dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines). A leur arrivée, les forces de l'ordre se sont retrouvées face à une centaine de personnes qui les ont prises à partie. Une enquête de flagrance été ouverte des chefs de "violences avec guet-apens, arme et en réunion, participation à un groupement formé en vue de la commission de violences et outrages sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Quant à la législation, elle prévoit, depuis une loi de février 2017, que les agents de la police nationale comme les militaires de la gendarmerie nationale peuvent faire usage de leur arme en cas de péril imminent et de façon proportionnée.

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