VIDÉO - "Mon frère est un enfant psychotique" : Alexandre Moix enfonce le clou dans "Quotidien"

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MISE AU POINT - Invité jeudi soir sur le plateau de "Quotidien", Alexandre Moix a de nouveau accusé son frère Yann Moix de mentir au sujet des violences qui lui aurait fait endurer ses parents lorsqu’il était enfant. Et d’avoir travesti les sévices qu’il lui faisait lui-même subir pour les besoin de son roman controversé, "Orléans".

Et si c’était enfin l’épilogue de la terrible guéguerre médiatique (et familiale) qui a secoué la rentrée littéraire française ? 48 heures après son interview choc sur BFMTV, Alexandre Moix, le jeune frère de Yann, s’est de nouveau exprimé jeudi soir sur le plateau de "Quotidien" sur TMC. 

Accompagné de l'avocat de sa famille, Me Emmanuel Pierrat, il est longuement revenu sur la polémique née de la publication d’"Orléans", le roman dans lequel Yann Moix accuse ses parents de l’avoir brutalisé durant l’enfance. Et où son cadet n'est pas cité une seule fois. 

Je me suis senti en danger pendant 15 ans, 20 ans avec mon frère. Mon frère était un véritable bourreau- Alexandre Moix

"Les bras m’en sont tombés quand j’ai lu le livre", a-t-il raconté à Yann Barthès. "Je m’aperçois que mon frère affabule. Il fait passer mes parents pour des tortionnaires. Le problème, c’est qu’il va dans des émissions de télé où il dit ‘ce n’est pas du tout un roman. Tout ce que j’ai écrit est vrai’ (…) Il y a une dichotomie entre le mot roman, et la promo qu’il en fait."

Comme dans sa lettre ouverte, parue fin août dans "Le Parisien", Alexandre Moix affirme que Yann a travesti la réalité pour se faire passer pour une victime alors qu’il était en réalité son bourreau. "En aucun mon frère n’a reçu les sévices et les tortures qu’il décrit dans son livre. Mes parents m’ont protégé. Je me suis senti en danger pendant 15 ans, 20 ans avec mon frère. Mon frère était un véritable bourreau."

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SEPT À HUIT - Yann Moix se confie sur les maltraitances subies dans son enfance

Alexandre Moix revient sur une scène hyper violente qu’il avait déjà décrite auparavant sur BFMTV. "Mon frère vient me chercher, me prend par les cheveux, m’emmène dans la chambre, me saisit la main de force, me la coince dans les persiennes en ferraille et me les referme sur mes doigts", se rappelle-t-il. "J’en ai vomi, je suis tombé dans les pommes. J’avais tous les ongles qui sont tombés."

"C’était ça mon frère", poursuit-il. "Il était capable de me poursuivre jusque dans la rue avec un couteau de cuisine en me hurlant qu’il allait me saigner comme un goret. Dans son roman, il le fait faire par ma mère. C’est hallucinant. C’est odieux. (…) Je pense que mon frère est un enfant psychotique. Il aurait eu besoin d’aller voir un psychiatre mais ça ne se faisait pas à l’époque."

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Alexandre Moix nie éprouver la moindre jalousie à l'égard de son aîné. "Je l’ai même admiré", assure-t-il. "J’ai cherché pendant des années la raison de son silence et la raison de sa haine. Et après quelques années de thérapie et avoir fondé une famille, vous vous dites qu’il est ontologiquement haineux envers moi. Il déteste que je sois sur Terre."

A l’entendre, aucune réconciliation ne semble désormais possible. "ll n’y a plus rien à en tirer, il n’y a plus d’espoir. C’est terminé. Je n’ai plus de frère. Dans 'On n’est pas couché', il me tend la main à la fin de l’émission alors qu’une heure avant, il a dit que j’étais d’extrême-droite. C’est insensé."

Sur le plateau de Laurent Ruquier, Yann Moix avait accusé son frère d’avoir communiqué à la presse des exemplaires de la revue antisémite dans laquelle il avait écrit et dessiné lorsqu’il était étudiant, à la fin des années 1980. "Tout Paris les avait ces journaux", a ironisé Alexandre Moix. "C'était un secret de Polichinelle. Je suis même étonné que ce ne soit pas sorti plus tôt."

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