VIDÉO - "On veut me faire taire !" : ému, Gilles Verdez réitère ses critiques contre Bernard de la Villardière dans TPMP

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CONTRE-ATTAQUE - Accusé par M6 de mener "une campagne de dénigrement" contre Bernard de la Villardière et son émission "Enquête Exclusive", Gilles Verdez s’est défendu ce jeudi soir sur le plateau de TPMP.

Le plateau de TPMP transformé en tribunal ? Cyril Hanouna et ses chroniqueurs organisaient jeudi le soir le vrai-faux procès du journaliste Gilles Verdez, accusé par M6 de mener "une campagne de dénigrement" contre Bernard de la Villardière. Mardi dernier, le premier reprochait au second le ton du dernier numéro d’"Enquête Exclusive", consacré à l’amour et au sexe au Maghreb. 


"C'est de l'hypocrisie. Il nous fait croire que ce sont des reportages de société et c'est toujours très idéologisé", déclarait Gilles Verdez, outré. "Stigmatisation des musulmans, ostracisation, c'est mal ce que vous faites, j'en ai ras-le-bol." Sincères ? Outranciers ? Un peu des deux ? Ces propos passent mal auprès de la direction de M6.

M6 se réserve "le droit d'attaquer"

Dans un communiqué publié mercredi, la chaîne dénonce "ce chroniqueur dont le seul talent est l'insulte, et le fonds de commerce la polémique" et qui a "déjà dans le passé tenu des propos déplacés à l'égard de Bernard de La Villardière". Elle précise par ailleurs qu'elle "se réserve  le droit d'attaquer tout propos diffamatoire" à l'encontre de son animateur vedette.

Pas de quoi faire reculer un Gilles Verdez, tout de même un peu ému au moment de présenter sa défense, jeudi soir dans TPMP. "Ce sont vraiment des prises de position qui me sont chères et qui me touchent au plus profond de moi-même et de mon environnement", a-t-il expliqué à ses camarades chroniqueurs, dans une atmosphère un peu surréaliste. 


L’ancien journaliste du Parisien a ensuite évoqué une anecdote étonnante : "Aujourd'hui, j'ai pris le RER pour venir travailler, et j'ai vu quelqu'un qui est venu s'asseoir à côté de moi et qui m'a dit : 'je voudrais vous remercier. Merci parce qu'on en a marre. Je suis musulman, je travaille, je suis intégré à la société française. Émission après émission, dimanche après dimanche, on est stigmatisés, foulés au pied. C'est très difficile pour nous et vous, vous défendez ces positions."

"On veut me faire taire !", a enfin affirmé Gilles Verdez, la larme à l’œil, après avoir remercié Cyril Hanouna de lui autoriser sa liberté de ton. "On veut me faire taire parce que ce sont des choses qui me sont chères. J’ai l’impression parfois qu’on veut me bâillonner. Chaque fois que vous me laisserez la parole, je continuerai à parler. Et je ne me tairai pas. Pour le Monsieur que j’ai vu dans le RER aujourd’hui."

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