Qualifié de "ministre de la matraque", Gérard Collomb répond à l'écrivain Yann Moix

Qualifié de "ministre de la matraque", Gérard Collomb répond à l'écrivain Yann Moix

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POLEMIQUE - Alors que l’écrivain Yann Moix a dénoncé sur le plateau de "Quotidien" sa responsabilité dans les violences policières à Calais, Gérard Collomb lui a répondu sur Europe 1. Le ministre de l’Intérieur a répliqué en assurant que "chaque fois qu’il y a des manquements, ils sont sanctionnés."

Après sa tribune choc contre la politique migratoire Emmanuel Macron, dans les colonnes de Libération, lundi 22 décembre, Yann Moix était ce mercredi l’invité de Yann Barthès sur le plateau de "Quotidien". L’écrivain, qui tourne actuellement un film documentaire à Calais pour Arte, a décrit la "logique infernale" à laquelle sont soumis les réfugiés qui souhaitent partir pour l’Angleterre. 


"Il y avait autrefois des régimes dictatoriaux dans lesquels on ne laissait personne entrer […] Là, on est dans une démocratie qui empêcher les gens de s’en aller", a décrit Yann Moix, dénonçant une nouvelle fois les violences policières, se faisant le relais des associations d'aide aux migrants présentes sur place. "Les jeunes sont là-bas comme une souricière, ils sont faits comme des rats. Ils n’ont pas le choix que d’aller dix centimètres plus loin que là où on les tabasse."

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Invité - Yann Moix : sa violente charge contre Emmanuel Macron

Pour l’écrivain, Gérard Collomb est "un ministre de la matraque, un ministre de la barbarie", suggérant à Emmanuel Macron de se débarrasser de l’ancien maire de Lyon "s’il ne veut pas passer pour le contraire de l’humaniste qu’il était à l’ONU (lors de son discours à l'Assemblée générale, en septembre dernier - ndlr). Il est mi-barbare, mi-humain. Quand on est mi-barbare, mi-humain, c’est qu’on est barbare tout court".

Interrogé ce jeudi matin sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, dont Le Canard enchaîné avait récemment rapporté le ras-le-bol de "passer pour le facho de service" a réagi à ces accusations. "C’est dur, ça. Je ne sais pas comment je vais le désigner. Est-ce qu’il aimerait que j’emploie ce type de mot ? Il serait plus nuancé, ce serait mieux qu’accuser comme ça de manière globale. Lorsque je suis dans ces émissions, je n’use pas de ces mots pour lui répondre." Sur le fond, Gérard Collomb a rappelé qu’il a demandé un rapport à l’Inspection générale de l’administration (IGA) sur les violences policières.

"Globalement, le rapport dit que les policiers font correctement leur travail, correspondant à la déontologie qui doit être la leur", a assuré le ministre de l’Intérieur, "même s’il ne peut pas exclure que quelques-uns aient outrepassé les ordres. Chaque fois qu’il y a des manquements, ils sont sanctionnés. Vous avez eu des policiers sanctionnés ces derniers temps. Les consignes sont fermes : on doit agir dans le respect de la loi. Mais nos policiers le font."

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