La LFP se moque de Ben Arfa et l'OGC Nice se fâche tout rouge

MERCATO
POLÉMIQUE - Après avoir demandé à la FIFA de trancher, le président de la commission juridique de la LFP a cru bon d'ironiser sur la situation de Hatem Ben Arfa, qui attend toujours l'autorisation de jouer. Ce que le président de l'OGC Nice n'a pas du tout apprécié...

En droit, les mots ont leur importance. Pour homologuer ou non le contrat de Hatem Ben Arfa avec Nice , la FIFA doit décider si la rencontre disputée en début de saison par l'attaquant français avec les moins de 21 ans de Newcastle est "officielle" ou non. Il en va de même dans la sphère publique, où l'on ne peut pas dire n'importe quoi non plus. Juste après avoir s'être penché sur cet imbroglio contractuel , le président de la commission juridique de la Ligue de football professionnel, André Soulier, a ainsi tenu des propos ironiques. Qui passent très mal, ce mercredi, du côté de la Côte d'Azur.

"Je suis très anxieux. C’est mon avenir qui est en jeu. Aujourd'hui je ne peux pas exercer mon métier, c’est quelque chose de très grave. Avec tout ce que l’OGC Nice a fait pour moi, si la décision est négative, ce serait une énorme déception, déclarait le joueur dimanche soir sur Canal+ . C’est terrible pour moi parce que je suis français, je reviens dans mon pays pour jouer en Ligue 1, et on me trouve des ‘noises’ où il n’y en a pas. J’étais obligé de jouer ce match avec Newcastle, sinon j’aurais eu des sanctions. Pour un match amical, on ne va pas m’empêcher de faire six mois dans un club... C’est absurde. Je pense que la Ligue et la Fédération doivent prendre leurs responsabilités."

"Hatem Ben Arfa a les moyens de subvenir à ses besoins"

C'est cette sortie qui n'a pas plu à M. Soulier. D'abord parce que le caractère "amical" du match en question est loin d'être avéré. Mais pas seulement. "Je n’ai pas eu le plaisir de le voir, sans doute parce qu’il n’y avait pas de caméras de télévision comme dimanche soir, a réagi le président de la commission juridique. Il a les moyens de subvenir à ses besoins pendant cette période de 'chômage'. Si la réponse de la FIFA est négative, il n’a plus qu’à attendre quelques mois. Et il a un contrat. Je voudrais que tous les chômeurs de France aient un contrat en poche."

"Ses propos sont surprenants. Les principes de droit valent pour tout le monde, que l’on soit riche ou pauvre. Mais même si la décision de la FIFA est négative, elle peut faire l’objet d'un recours. On ne va pas se laisser faire", a prévenu, en retour, Me Jean-Jacques Bertrand, l’avocat de Ben Arfa.

Mais la réponse la plus virulente est venue du président de Nice, Jean-Pierre Rivère  : "Je suis extrêmement choqué. Venant d’un président de commission, je trouve cela extrêmement déplacé. Le sujet, c’était : peut-on valider le contrat, sur la base de points juridiques ? Ce n’était pas de parler de son compte en banque, de son passé, de sa vie, de ses origines, des personnes dans le besoin, des gens au chômage... C’est hors-sujet. Le commentaire sur son absence, selon lequel Hatem n’était pas là parce qu’il cherche les caméras, est déplacé également. La seule chose qu’il cherche, c’est jouer au football. Cela confirme notre impression que les jeux étaient faits avant que nous passions devant la commission. On nous a écoutés. Mais il n’y a pas eu d’échange." Jusqu'à ce mercredi.

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