Mercato : Dimitri Payet avait déjà fait le coup de la grève pour forcer son départ… et ça n’avait pas du tout marché

MERCATO

REMAKE – Actuellement en plein bras de fer pour convaincre son club de West Ham de le laisser revenir à l’OM, Dimitri Payet n’en est pas à son coup d’essai. Mais on aurait pu croire que sa précédente expérience de l’exercice l’aurait convaincu de ne pas réessayer…

"Dimitri ne veut plus jouer pour nous. Nous n’allons pas le vendre, quoi qu’il arrive. J'en ai parlé avec le président et ce n'est pas une histoire d'argent. À partir d’aujourd’hui, il ne s’entraînera plus avec l’équipe première. J’attends de lui qu'il revienne et qu'il montre implication et détermination pour l'équipe comme l'équipe lui en a montré." Slaven Bilic, l’entraîneur de West Ham et de Dimitri Payet, qui refuse de rejouer sous le maillot des Hammers pour forcer son départ pour l’OM, se montre intransigeant. Et il a sans doute raison. Peut-être le coach croate a-t-il pris connaissance d"un épisode étonnamment similaire, survenu par le passé, dans la carrière de l’international français.

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On rembobine. Nous sommes fin janvier 2011. Dimitri Payet est alors un joueur de l’AS Saint-Étienne. Mais il veut rallier le PSG, qui vient d’émettre une offre de 8 millions d’euros pour le recruter. Offre refusée par les Verts. Refus qu’il prendra comme prétexte, exactement comme il vient de le faire après l'offre de l’OM à West Ham, pour faire l’entraînement buissonnier. À l’époque, le Réunionnais avait délibérément manqué un repas commun prévu par le club puis toute une mise au vert. Les dirigeants des Verts ne s’étaient pas laissés impressionnés, et avaient sanctionné le rebelle, qui était allé jusqu’à se rendre au centre d’entraînement du PSG le dernier jour du mercato !

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"Le bras de fer avait duré 48 heures. Il s'était excusé devant tout le groupe et il avait assumé les sanctions", se remémorait, pendant l’Euro 2016, l’entraîneur stéphanois, Christophe Galtier, dans les colonnes de L’Equipe. Avant de mettre ainsi l’épisode en perspective : "Même quand c'était tendu avec lui, c'était agréable. Car Dimitri est un garçon honnête. Ce n'est pas un filou, ni un fouteur de merde. Dans la vie, il est joueur comme sur le terrain. Des fois il gagne, des fois il perd, mais il assume toujours." On notera qu’il en a tiré une leçon : cette fois, il n’a pas attendu la fin du mercato pour s’agiter, espérant que le temps pourra jouer pour lui. Son prochain club, lui, devra se souvenir que le joueur sera toujours capable de récidiver.

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