Mercato : Juan Pablo Pino, itinéraire d'un surdoué à la carrière ratée

MERCATO

GALERE – Annoncé comme un futur crack du football mondial, l’attaquant colombien va de déconvenues en déconvenues. Après un passage encourageant à Monaco, Juan Pablo Pino est allé se perdre dans des Championnats improbables avant de revenir l'été dernier en Ligue 1. Mais il vient de mettre fin au contrat qui le liait à Bastia, après n'avoir disputé que quatre matches.

C'est le joueur Football Manager par excellence. Jeune, bourré de talent, pas cher et encore méconnu au début des années 2000, Juan Pablo Pino a très souvent été une des premières recrues de tout joueur avisé de ce jeu vidéo célèbre, qui propose de se mettre dans la peau d'un entraîneur. Et dans cette simulation, le Colombien était un attaquant surdoué, capable de jouer dans les plus grands clubs d'Europe et de faire remporter bon nombre de trophées.

Voilà pour la réalité virtuelle car concernant celle du terrain, celui qui bien avant James Rodriguez était considéré comme un des futurs cracks du football colombien n'a jamais confirmé. Formé à l'Independiente Medellin, cet ailier droit vif et très technique tape dans l'œil de Monaco où il signe en 2007, à seulement 19 ans. Après une première moitié de saison moyenne, il est prêté au club belge de Charleroi pour dégager une place d'extracommunautaire au mercato d'hiver.

Après Galatasaray, tout dérape...

De retour en L1 pour la saison 2008-2009, il est plus régulier et il laisse entrevoir de belles possibilités (6 buts et 3 passes décisives). L'arrivée de Guy Lacombe, qui ne le fait pas jouer l'année suivante, et les blessures éloignent Pino des terrains pour six mois et le poussent à quitter le Rocher. Recruté par Frank Rijkaard à Galatasaray (contre 4 millions d'euros) puis toujours utilisé par Gheorghe Hagi, le temps de jeu du Colombien ne survit à l'arrivée de Fatih Terim en 2011.

C'est là que l'histoire dérape. Celui qui jusque-là avait été appelé à 14 reprises en équipe nationale commence à sortir des radars : il enchaîne un prêt dans le club saoudien d'Al-Nassr puis une saison presque blanche à l'Olympiakos, en Grèce (seulement six matches joués en 2012-2013). L'année suivante, Pino revient dans son club formateur en prêt et les plus optimistes veulent croire à une renaissance. Mais voilà, l'attaquant n'a plus vraiment la tête au foot et ne participe qu'à 8 matches pour Medellin.

Sans contrat l'été dernier, le Colombien débarque gratuitement à Bastia en voulant montrer qu'il peut encore "être utile". Les Corses pensent avoir fait une affaire mais vont vite déchanter. Après beaucoup de temps passé sur le banc de touche et quatre petites apparitions, il décide de résilier son bail et de quitter l'Ile de Beauté le 19 janvier. Pino s'embarque sans doute pour un autre plan galère, bien éloigné d'une carrière dorée qui lui était destinée.

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