Manque d’eau : vers une sécheresse historique ?

Manque d’eau : vers une sécheresse historique ?
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À SEC - Dans la continuité de l’été, ce mois de septembre est particulièrement sec dans de nombreuses régions où le manque d’eau devient critique. Des records de faible pluviométrie pourraient même être battus dans les prochains jours.

39 départements début août, 60 aujourd’hui… Le nombre de départements concernés par des restrictions d’eau ne cesse d’augmenter, preuve s’il en faut que la sécheresse s’étend et ne concerne plus seulement le nord et l’est du pays. Ces dernières régions restent néanmoins les plus touchées par le manque d’eau et cela dure parfois depuis plus de trois mois.

Peu de pluie et beaucoup de soleil

De la vallée du Rhône au Grand Est et dans les Hauts-de-France, les déficits de précipitations depuis le 1er juin avoisinent 60 %. Pire encore, il n’est quasiment pas tombé de pluie depuis le début du mois de septembre, avec un déficit compris entre 75 % et 95 % ! A Lille, les quantités de pluies recueillies depuis le 1er juin cette année sont même inférieures à celles enregistrées lors de la grande sécheresse de 1976, c’est un record. Dans le même temps, l’ensoleillement et les fortes chaleurs persistantes ont contribué à l’accentuation de la sécheresse.

Sécheresses agricole et hydrologique

Conséquence de ce manque d’eau, les sols sont de plus en plus secs et la situation s’aggrave de jour en jour. Deux types de sécheresse concernent le pays. La plus importante touche la Bourgogne-Franche-Comté, l’Alsace, la Lorraine, la Champagne et une partie de l’extrême nord. Dans ces régions, on parle de "sécheresse hydrologique", affectant les sols en surface mais aussi en profondeur car le manque d’eau remonte à la fin du printemps et s’est poursuivi tout l’été. Les nappes phréatiques sont ainsi orientées à la baisse et leur niveau est même jugé "bas" voire "très bas" par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), l’établissement chargé de la gestion des ressources et des risques du sol. 

Dans les autres régions du nord et du centre, il s’agit d’une "sécheresse superficielle ou agricole", ne concernant les sols qu’en surface. Elle est uniquement liée à la chaleur et au manque de précipitations des dernières semaines, les nappes phréatiques étant quant à elles à un niveau satisfaisant grâce aux pluies de début juin et aux orages de l’été.

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