Météo : cet été est le 3ème plus chaud de l’histoire en France

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TEMPÉRATURES - L'été 2019 n'est pas encore terminé mais les données météorologiques permettent d'affirmer qu'il sera le 3e été le plus chaud de l'histoire en France, derrière 2003 et 2018. Les records de températures sont tombées par centaines en juin et en juillet.

Les étés se suivent et se ressemblent… Dans la lignée de 2018, les records de chaleur sont tombés par centaines au cours de ce trimestre juin-juillet-août correspondant à l’été météorologique (période utilisée pour les statistiques climatiques, différente de l’été astronomique qui débute le 21 juin et se termine le 22 septembre), en particulier lors des canicules de la fin juin et de la fin juillet. Avant même que le mois d’août ne se termine, cet été 2019 est donc assuré d’être sur le podium, en raison notamment des nouvelles fortes chaleurs attendues à partir du week-end et qui se prolongeront la semaine prochaine.

Un été 2003 indétrônable

Avec une température moyenne (provisoire) de 22,8°C à l’échelle nationale, cet été 2019 prend la 3ème place du podium qui était détenue jusqu’à présent par l’été 2017 avec une moyenne de 22,7°C. Cette année, l’écart à la norme atteint +1,6°C, juste derrière l’année dernière (+2,0°C pour l’été 2018) mais toujours très loin derrière l’été 2003 qui avait été marqué par la canicule historique du mois d’août avec +3,2°C par rapport à la normale. 

Dans le détail, juin 2019 a connu des températures supérieures de 1,8°C aux normales, se classant au 5ème rang des mois de juin les plus chauds tandis que le mois de juillet s’est classé 4ème avec une moyenne de +2,2°C par rapport à la normale. Le réchauffement climatique observé chaque mois à l’échelle de la planète s’observe également en France avec ce constat édifiant : sur les 20 étés les plus chauds, 14 se sont produits depuis 2000.  Plus concrètement encore, 4 des 6 étés les plus chauds en France ont eu lieu depuis 2015 ! 

Une chaleur moins durable mais plus intense

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Si les jours de chaleur, c’est-à-dire avec une température supérieure à 25°C, ont été aussi nombreux qu’en 2003, ils ont été en revanche moins nombreux qu’en 2018, un été marqué par la persistance quasi-continue d’une chaleur modérée. Cette année, cette chaleur fut plus intense avec deux canicules exceptionnelles, l’une qui a concerné les régions du sud fin juin avec jusqu’à 46°C dans le Gard, une valeur jusque-là jamais atteinte en France. L’autre canicule a touché essentiellement les régions du nord à la fin du mois de juillet avec des valeurs historiques de 42,6°C dans Paris ou encore 40,9°C jusque sur le littoral de la mer du Nord. 

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Ces températures élevées se sont accompagnées d’un ensoleillement record en juillet mais aussi d’un manque de pluie important. La sécheresse, qui s’est mise en place à la fin du printemps dans le sud et au début de l’été ailleurs, se poursuit en cette fin août. 85 départements restent concernés par des arrêtés de restriction d’usage de l’eau.

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