À Paris, le soleil n’avait pas autant brillé depuis 1959

À Paris, le soleil n’avait pas autant brillé depuis 1959

RECORD - Si 2020 est synonyme de confinement, cette année rime aussi avec ensoleillement. Ainsi, dans la capitale, cela fait plus de 60 ans que le soleil n’avait pas été aussi généreux. Paris parvient même à détrôner des villes de la moitié sud.

Même s’il est difficile d’en profiter en raison du confinement, le soleil est au rendez-vous en ce milieu d’automne et c’est le moins que l’on puisse dire. Malgré les restrictions qui s’imposent, il est tout de même plus agréable d’avoir une lumière généreuse à cette période de l’année où les jours diminuent d’environ quatre minutes quotidiennement. 

Davantage de soleil à Paris qu’à Biarritz !

Les Parisiens l’auront certainement remarqué : ce mois de novembre est bien ensoleillé dans la capitale avec plus de 80 heures de soleil (au 22 novembre), la moyenne mensuelle est ainsi déjà largement dépassée (67 h). Après un printemps et un été très ensoleillés dans le bassin parisien comme dans de nombreuses régions de la moitié nord, cet automne intervient donc dans la continuité avec peu de perturbations atlantiques et des éclaircies souvent généreuses. À tel point que la station du parc Montsouris vient de franchir les 2000 heures annuelles de soleil, du jamais vu si tôt dans l'année depuis plus de 60 ans ! 

Sur la période allant du 1er janvier au 30 novembre, il faut remonter à 1959 pour retrouver au moins 2000 heures de soleil. À l’époque, le cumul avait atteint 2211 heures sur cette période, le seuil des 2000 heures a été franchi dès le début du mois d’octobre. Pour se donner une idée plus précise, 2000 heures de soleil, c'est plus que la moyenne de Toulouse (1946 heures) de janvier jusqu’à novembre. 

En 2020, Paris se retrouve au même niveau que Bordeaux, Agen ou la ville rose et dépasse même Biarritz qui, à ce jour, atteint 1985 heures d’ensoleillement cumulées. L’île du Levant, dans le Var, connue pour être statistiquement la zone la plus ensoleillée de France, affiche pour sa part plus de 2800 h au compteur. 

Un mois de novembre également très sec

Si le soleil brille depuis plusieurs semaines, la pluie est, elle, aux abonnées absentes. À moins de dix jours de l'hiver météorologique, qui débute le 1er décembre, un premier bilan pluviométrique peut être dressé et le constat est clair : novembre a été particulièrement sec. Alors qu’il est, avec octobre et décembre, l'un des trois mois les plus pluvieux de l'année avec une moyenne nationale de l’ordre de 93 à 96 mm, le cumul moyen atteint pour l’instant est seulement de 29 mm. Le déficit sur les deux premières décades de novembre s'élève ainsi à 54%. Ce déficit pluviométrique par rapport à la normale sera d’ailleurs amené à s'accroître ces prochains jours car aucun véritable passage pluvieux n’est attendu.

Avec le maintien de conditions anticycloniques jusqu'à l'orée de décembre, novembre 2020 rentrera dans le top 3 des mois de novembre les plus secs en France, derrière celui de 1978 (moyenne de 17,5 mm à l’échelle nationale) et possiblement devant celui de 1981 (37 mm). Et ce ne sont pas les quelques bruines sur le nord du pays ce lundi qui changeront la donne, d’autant que le soleil sera de retour dès mardi dans ces régions.

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