Canicule : le bilan de tous les records de la vague de chaleur qui a fait transpirer la France

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Canicule : la France face à une vague de chaleur exceptionnelle

CHIFFRES - Alors que le mercure est redescendu ce vendredi, LCI revient sur les nombreux records de température battus en France et en Europe lors de l'intense canicule de mercredi et jeudi.

Jamais il n'avait fait plus de 40 degrés sur une zone aussi étendue en France. Au lendemain de l'intense épisode caniculaire qui a touché le pays, de nombreux records sont tombés : températures maximales ou nocturne, nombre de départements en alerte, consommation électrique. Et nos voisins européennes ne sont pas en reste...

La journée la plus chaude de l'histoire

Le jeudi 25 juillet a ainsi été la journée la plus chaude de France depuis le début des mesures, avec un indicateur thermique national de 29,4°C, au même niveau que le 5 août 2003. Sans surprise, le record du nombre de départements en vigilance orange canicule (80 le 24 juillet) et en vigilance rouge canicule (20 le 25 juillet) a aussi été très largement battu.

Pluie de records dans les villes du centre et du nord

Des records de température maximale vieux de plusieurs décennies, voir de plus d'un siècle, ont été dépassés jeudi. Avec 42,6°C, Paris a notamment battu son record absolu datant de plus de 70 ans (40,4°C en 1947), tandis que la plus forte chaleur de ce jour a été observée à Saint-Maur, en Ile de France, où le mercure est monté à 43,6°C. 

De nombreuses autres villes ont dépassé la barre symbolique des 40°C, battant également - parfois les deux jours d'affilée -  leur précédent record : Brive (42,1°C contre 41,4°C en 2015) ; Troyes (41,8°C contre 40,6°C en 2003) ; Amiens (41,7°C contre 38,1°C en 2003) ; Auxerre (41,6°C contre 41,1°C en 2003) ; Lille (41,5°C contre 37,6°C en 2018) ; Rouen (41,3°C contre 38,1°C en 2003) ; Vichy (41,3°C contre 41,2°C en 1983) ; Bordeaux (41,2°C contre 40,7°C en 2003) ; Châteauroux (41,2°C contre 40,5°C en... 1906 !) ; Angers (41°C contre 39,8°C en 2003) ; Le Mans (40,7°C contre 40,5°C en 2003) ; Blois (40,4°C contre 39,5°C en 2003) ; Tours (40,2°C contre 39,8°C en 2003) ; Bourges (41,7°C contre 39,9°C en 2003) ; Rennes (40,1°C contre 39,5°C en 2003) ; Nancy (40,1°C contre 39,3°C en 2003). Dans d'autres villes, à l'ouest et au sud, le précédent record tient encore.

La nuit la plus chaude jamais enregistrée

Avec une température minimale moyenne de 21,4°C, la nuit de mercredi à jeudi a, pour sa part, été "très probablement" la plus chaude jamais mesurée en France, a assuré Météo-France ce jeudi matin. Elle dépasse ainsi les 21,3°C du 14 août 2003. De de nombreuses villes, le mercure n'est pas descendu sous les 25°C.

Moisson de records européens

De nombreux records nationaux ont été battus à travers l'Europe lors de ces deux jours caniculaires, en Belgique (39,9°C), aux Pays-Bas (38,8°C) ainsi qu'en Allemagne (40,5°C). Le Royaume-Uni pourrait lui aussi avoir battu son record de température, avec 38,7°C relevés à Cambridge, même si la mesure doit encore être validée par le bureau météorologique. Mais aucun n'atteint le record national français, battu le 28 juin 2019, avec 46°C, faisant entrer le pays dans le club fermé des pays européens ayant subi des températures de plus de 45°C.  

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VIDÉO - Canicule : les habitants de Vérargues ont vécu sous 46°C en juin

Sécheresse, consommation électrique, transport : des conséquences directes

Cette chaleur extrême a aggravé l'assèchement des sols, déjà important en ce début d'été après les fiables précipitations hivernales. Au 26 juillet, 77 départements étaient concernés par des restrictions d'eau en raison de la sécheresse. Et la combinaison de la sécheresse et de la canicule ont augmenté les risques d'incendies : au total, plusieurs milliers d'hectares de cultures et de végétation ont brûlé en Normandie, dans le Centre, les Hauts-de-France et en Lorraine jeudi.

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Qui dit chaleur dit également ventilateurs et climatiseurs. Un autre record a ainsi été battu lors de la canicule : le pic de consommation estivale d’électricité a atteint 59.715 mégawatts mercredi, dépassant le précédent pic du 22 juin 2017 (59.500 mégawatts). Selon RTE, pour un dépassement d'1°C des températures normales de saison, ce pic de consommation augmente de 500 mégawatts.

Les transports publics ont également souffert des hautes températures. La SNCF a ainsi invité ses clients à reporter ou annuler leurs déplacements dans les régions placées en vigilance rouge, tandis que Thalys a annulé toutes ses ventes du jeudi et du vendredi, invoquant un risque pour les infrastructures ferroviaires.

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