VIDÉO - Loire-Atlantique : des centaines de braseros dans les vignes pour éviter le gel, en vain

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COUP DE FROID - Pour la 3e fois en quatre ans, les vignobles du pays nantais et de l’Anjou ont subi les assauts du gel en avril. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les températures sont descendues jusqu’à -3°C sous abri. Les moyens déployés par les viticulteurs n’auront pas suffi pour éviter les pertes.

Parfois plus de la moitié des parcelles touchées… Le premier bilan dressé par les viticulteurs de Loire-Atlantique laisse craindre un bien mauvais cru pour 2019. Comme l’année dernière et comme en 2017, les vignobles du Muscadet et ceux de l’Anjou, moins sévèrement touchés, n’ont pas été épargnés par la baisse des températures de ces derniers jours. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les thermomètres ont affiché jusqu’à -3°C sous abri et près de -5°C dans les vignes. Les viticulteurs avaient ainsi déployés d’importants moyens pour tenter de limiter la baisse de la température dans leur vignoble, en mettant en place notamment des dizaines de braseros et des centaines bougies, mais cela n’aura pas suffi.

La Bourgogne et la Champagne touchées la nuit dernière

Des cristaux de glace ont réussi à envelopper les bourgeons et dès que le soleil s’est levé, vers 7h30, il a commencé à les brûler. Selon les secteurs et l’exposition des parcelles, plus de la moitié des vignes a été touchée à une période où le bourgeon est en pleine éclosion, laissant craindre à nouveau des vendanges où la quantité ne sera pas au rendez-vous. Si la douceur a fait son retour dans l’ouest la nuit dernière, ce sont les vignobles de Bourgogne et de Champagne qui ont été à leur tour concernés par des températures négatives. Les valeurs se sont abaissées jusqu’à -4°C dans la Marne et -5°C dans les vignobles du Chablis où là-aussi, des centaines de bougies et parfois des feux de paille ont été allumés pour tenter de limiter les méfaits du gel. 

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