VIDÉO - Cyclone Fani : une catastrophe humaine semble évitée, les images amateurs

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FURIE - Le cyclone Fani, le plus  puissant dans l'océan Indien depuis des années, a perdu en intensité. Vu la puissance des vents - qui ont emporté bus, voitures et maisons - une catastrophe humaine semble avoir été évitée dans ces régions parmi les plus peuplées du monde.

Le puissant cyclone Fani poursuit sa course dans l'Est de l'Inde et au Bangladesh après avoir dévasté la région de l'Odisha vendredi.  La tempête a fait au moins huit morts en Inde , selon un bilan donné samedi 4 mais par les autorités. Grâce aux évacuations massives auxquelles avaient procédé les autorités d'Inde et du Bangladesh en prévision de l'arrivée de ce monstre météorologique, le plus puissant dans l'océan Indien depuis des années, une catastrophe humaine semble avoir été évitée.


Au Bangladesh, au moins neuf personnes sont mortes avant même que l'oeil du cyclone ne touche le pays samedi matin, dont une dans le district de Barguna sur la côte et cinq tuées par la foudre dans le district de Kishoreganj (nord), selon la police. 

Plus d'un million de personnes évacuées

Dans l'Est de l'Inde, près de 800.000 personnes avaient été évacuées à l'approche de Fani, accompagné de fortes précipitations et de rafales dépassant les 200 km/h. Selon le service indien de météorologie, la tempête devait suivre une trajectoire traversant des zones peuplées de plus de 100 millions d'habitants.


"Nous nous attendons à ce que plus d'un million de personnes quittent la  zone de danger dans les 12 prochaines heures", avait précisé jeudi Bishnupada Sethi,  chargé des secours dans l'Odisha. Le gouvernement du Bangladesh, pays limitrophe de l'Inde, a placé son armée en état d'alerte et avait donné un ordre d'évacuation dans 19 districts côtiers, où plus de 4000 abris anticycloniques ont été ouverts, selon un responsable des secours. 


Des dizaines de fonctionnaires équipés de mégaphones ont parcouru les localités du littoral pour exhorter leurs habitants à évacuer, et la marine indienne est en état d'alerte. Les Etats côtiers d'Andhra Pradesh et du Tamil Nadu, où vivent respectivement 50 et 70 millions de personnes, ont aussi pris des mesures de précaution.

"Tout est devenu noir d'un coup"

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Inde : le cyclone Fani fait tomber une grue sur des immeubles

Le cyclone, avec des vents dépassant 200 km/h, avait touché l'est de l'Inde vendredi matin dans l'Etat d'Odisha (46 millions d'habitants), un des plus pauvres du pays et l'endroit où il a fait le plus de dégâts. Le Premier ministre indien Narendra Modi, candidat à sa réélection, a tweeté qu'il s'y rendrait lundi. 


 Jeudi, Fani s'était renforcée au-dessus du Golfe du Bengale, à 250 kilomètres des côtes, progressant lentement vers l'ouest. Elle devrait être accompagné de vents soufflant à 180-190 km/h, avec des rafales à 200 km/h, ce qui en ferait l'équivalent d'un ouragan de catégorie 3 à 4. 


Le cyclone a touché terre à Puri, ville indienne côtière de 200.000 habitants célèbre pour son temple de Shree Jagannath, un des plus sacrés de l'hindouisme, qui accueille des millions de pèlerins chaque année et a été épargné. "Environ 160 personnes ont été blessées à Puri", a indiqué un responsable des secours, Prabhat Mahapatra. "Tout est devenu noir d'un coup et soudain on n'y voyait plus à cinq mètres", a témoigné un homme réfugié dans un hôtel de la ville. "Les stands de nourriture et les enseignes se sont envolés. Le vent est assourdissant".


"Je n'ai jamais vu autant de destructions de ma vie", confiait Gouranga Malick, 48 ans, au milieu des ruines de sa petite maison de deux pièces détruite par la tempête à Puri.

Des vents violents jusque sur l'Everest

A 900km de l'Est de l'Inde, le vent s'est également abattu sur le Népal au point d'emporter une vingtaine de tentes au camp 2 de l'Everest sans faire de victime, selon des organisateurs d'expéditions en montagne. Une vingtaine de tentes du camp 2, situé à 6.400 mètres d'altitude, ont été emportées par les rafales de vent, mais "personne n'a été blessé", a déclaré à l'Agence France-Presse Ishwori Poudel, secrétaire général de la plate-forme Expedition Operators Association, organisation népalaise à but non lucratif spécialisée dans les ascensions en montagne.


Alors que la saison des expéditions en haute montagne commence au Népal, plusieurs équipes d'alpinistes ont reporté leur programme d'acclimatation sur les pentes de l'Everest, craignant de mauvaises conditions météorologiques."Avec les effets de cette tempête, nous devons nous attendre à des chutes de neige importantes et de fortes rafales de vent en montagne", a écrit sur son blog l'agence Climbing the Seven Summits, une structure organisatrice d'expéditions en haute altitude. L'agence a indiqué que son équipe d'alpinistes attendrait au camp de base la fin de la tempête.

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