Peut-on être Miss France et féministe ? La réponse très applaudie de Miss Corse, Eva Colas

SUR LE FIL - La question lui a été posée par Jean-Paul Gaultier lui-même. Peut on être Miss France et féministe ? En pleine affaire Weinstein, la réponse d'Eva Colas - Miss Corse - allait être scrutée et très commentée. La candidate, élue 1re dauphine, ne s'est pas démontée.

C'était une question à haut risque. Et une réponse particulièrement attendue. A la fin du concours de Miss France samedi soir, les cinq dernières prétendantes se sont pliées au jeu de la question. Passée en dernier, Miss Corse a eu droit à la question la plus  sensible. "Peut on être miss France et féministe", lui demande un télespectateur, via Jean-Paul Gaultier, le président du jury.


Sans jamais se défaire de son sourire, Eva Colas prend quelques secondes pour répondre. "Je crois en l’égalité de tous les hommes avec un grand H. Je suis très fière d’être candidate à l’élection de Miss France et d‘avoir l’opportunité de prendre la parole en public."


L'entrée en matière est prudente. Mais le féminisme ? La Miss respire et poursuit : 


"Car au-delà d’un concours de beauté, Miss France c’est vraiment l’opportunité de mettre en avant des jeunes femmes, de montrer qu’elles sont fortes, indépendantes, modernes, bien dans leur tête et leur corps.  Je pense que je n’aurais pas eu l’occasion de prendre la parole si des icônes du féminisme comme Simone Veil ou George Sand ne s’étaient pas battues contre (sic) la liberté d’expression des femmes. Je pense que ce serait un bel hommage que de dire haut et fort à tout le monde que oui les Françaises sont belles et très courageuses, qu’elles sont déterminées et libres de défiler en bikini. "


La citation du nom de George Sand (dont la maison de Nohan était située non loin de Chateauroux)  mais aussi la conclusion de son allocution ont permis à Miss Corse de marquer des points sous les applaudissements nourris du public. Elles ne lui auront pas pour autant permis de remporter la couronne, dévolue à Miss Nord Pas de Calais, Maëva Coucke. 

Le thème des violences faites aux femmes s'invite pour la première fois dans le concours

Deux mois après le déclenchement de l'affaire Harvey Weinstein, la cérémonie devait être "l'occasion de dénoncer les violences faites aux femmes", avait indiqué Sylvie Tellier, présidente du comité Miss France, en amont de la cérémonie. Ce samedi, c'est dans deux clips diffusés en direct que les trente aspirantes au titre ont prêté leurs voix et leur image en faveur de cette cause. "Parce que nous sommes toutes des femmes engagées, je tenais ce soir à ce que l'on apporte notre soutien à toutes les femmes qui sont victimes de violence et qui souvent ne peuvent pas prendre la parole", a déclaré en guise d'introduction Sylvie Tellier. 

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Miss France 2018 – #lesmisssemobilisent contre la violence faite aux femmes

 Entièrement tournée en noir et blanc, la première séquence vidéo de deux minutes dévoilée aux téléspectateurs avait vocation à envoyer un message à tous les Français, alors que toutes les neuf minutes, en France, une femme subit un viol ou une tentative de viol. 

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Qui es-tu ? Maëva Coucke, Miss France 2018

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Miss Corse, le portrait d'Eva Colas

"Nous sommes libres de penser, d'agir, nous sommes des femmes et nous en sommes fières", clame notamment une voix dans le clip.

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