Hamilton, Omega, menaces sur les grands salons… Quoi de neuf dans le monde de l’horlogerie ?

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Quand Hamilton et Omega jouent sur la nostalgie, cela donne quelques réjouissants modèles dont la réédition de la première montre sur la Lune. Moins réjouissant, les menaces qui pèsent sur deux grands rendez-vous du monde de l’horlogerie.

Cette rentrée automnale dans l'industrie horlogère réserve son lot de surprises quotidiennes, certaines étant plus réjouissantes que d'autres. Le marché de la montre de luxe, comme tout marché actif, poursuit sa mutation. Celle-ci se traduit notamment par la remise en cause de l'intérêt des marques pour les grands salons horlogers internationaux que sont le SIHH et Baselworld. Nettement plus gaie, la tendance à la réédition de modèles de montres anciennes se poursuit et, côté culture (et cinéma, plus précisément), le mois d'octobre nous réserve une agréable surprise. Ignition !

Le SIHH et Baselworld vivent-il leurs dernières années ?

Il existe dans l'univers de l'industrie horlogère deux salons internationaux jusqu'à présent incontournables, aussi bien pour les marques que pour les acheteurs. Il s'agit d'une part du Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) qui se tient chaque année à Genève en janvier et de Baselworld qui se déroule à Bâle en mars. Incontournables ? Peut-être plus... En effet, deux piliers historiques du SIHH, Audemars Piguet d'une part et Richard Mille de l'autre, viennent d'annoncer qu'ils s'en retiraient à compter de 2020, l'édition 2019 étant donc la dernière à laquelle ils participaient.

Ultra haut de gamme et, en conséquence, inaccessibles pour beaucoup d'entre nous - en particulier Richard Mille dont certaines montres dépassent le million d'euros (explorez le catalogue et les prix Richard Mille), ces deux maisons légendaires considèrent que le SIHH ne répond plus à leurs attentes compte tenu du changement de leur mode de distribution particulièrement sélectif.

Quelques semaines plus tôt, c'est le Swatch Group, N°1 mondial de l'horlogerie avec un portefeuille de 18 marques (Omega, Breguet, Hamilton, Blancpain, Tissot...) qui annonçait avec fracas son départ immédiat de Baselworld. Ces annonces explosives, qui notamment pointent du doigt l'inadaptation desdits salons à une communication désormais digitale, risquent d'entraîner dans leur sillage d'autres marques et de mettre en péril le modèle économique jusqu'alors très rentable du SIHH et de Baselworld.

Il est temps de passer en mode "mutation accélérée" s'il n'est pas trop tard !

Hamilton Intra-Matic Auto Chrono cadran Panda : vintage à souhait

C'est sans conteste l'une des plus réjouissantes nouvelles de cette rentrée : le lancement par Hamilton, marque du Swatch Group, de l'Intra-Matic Auto Chrono cadran Panda. Pourquoi ? Parce que si le marché des chronographes de luxe est dominé par deux modèles iconiques (l'Omega Speedmaster Moonwatch et la Rolex Daytona), celui des chronos à moins de 2000 € demeure très concurrentiel - tant et si bien qu'il est difficile de faire son choix.


Voici donc grâce à Hamilton un modèle promis à un grand avenir commercial grâce aux nombreux atouts qu'il présente. Le premier d'entre eux, et pas des moindres, réside dans son look ultra vintage qui découle notamment de son cadran dit Panda - cadran blanc et compteurs noirs, comme l'animal éponyme - évocateur des chronos de pilotes automobiles des années 60 et 70. Et pour cause : la marque suisse originaire de Pennsylvanie s'inspire fortement, pour cette séduisante Intra-Matic Auto Chrono, de l'un de ses modèles historiques, le Chronograph A, sorti en 1968. Associé à des dimensions contenues (40mm de diamètre), ce cadran identitaire d'une époque permet à cette Hamilton d'afficher une belle élégance sportive et de bénéficier d'une formidable polyvalence qui vous permettra de la porter en toutes circonstances.


Le second atout de taille de ce chronographe est à rechercher côté "moteur". Hamilton équipe en effet cette Intra-Matic Auto Chrono d'un mouvement, le calibre H-31, qui associe performance grâce à une réserve de marche de 60h, robustesse et précision en faisant appel à un spiral spécifique. En deux mots, Hamilton nous livre un chrono particulièrement réussi !

Hamilton Intra-Matic Auto Chrono 40mm cadran Panda - Prix = 1.995 €

L'Omega Speedmaster Moonwatch fait son show au cinéma

L'Omega Speedmaster Moonwatch est, les collectionneurs le savent bien, un chronographe légendaire.

Certes son design, qui remonte à 1957, nous a prouvé au fil du temps qu'il était parfaitement abouti, associant élégance, fonctionnalité et robustesse. En effet, l'Omega Speedmaster n'a évolué qu'à la marge en 61 ans d'existence, témoignant ainsi de son intemporalité. Mais au-delà de ses nombreuses qualités intrinsèques, la Speed (pour les intimes) bénéficie d'une Histoire (avec un grand H) incomparable.


Ce chronographe signé Omega accompagne en effet la conquête de l'Espace (avec un grand E) depuis 1962 quand l'astronaute américain Walter Schirra réalise, le 3 octobre de cette année, un vol orbital à bord de la capsule Sigma 7 (mission Mercury-Atlas 8), une Omega Speedmaster au poignet qu'il a acquise sur ses propres deniers. Trois années plus tard, la NASA lance un appel d'offre pour un chronographe destiné à équiper ses astronautes lors de leurs missions. C'est Omega qui l'emporte haut la main, sa Speedmaster ayant traversé avec succès une série d'épreuves qui s'apparentent à un véritable parcours du combattant. Le 1er mars 1965, l'agence spatiale américaine déclare dans la foulée l'Omega Speedmaster "Homologuée pour toutes les missions spatiales habitées".


Et c'est ainsi que le robuste et élégant chrono se retrouve aux poignets des membres de la mission Apollo 11 et devient, le 21 juillet 1969, la première montre à aller sur la Lune au poignet de Buzz Aldrin, l'astronaute Neil Armstrong ayant laissé la sienne à bord de la capsule - un événement historique qui permet à l'Omega Speedmaster à partir de cette date d'ajouter à son nom celui de Moonwatch.

C'est cette incroyable histoire du premier alunissage que vous pourrez découvrir sur les écrans à compter du 17 octobre prochain dans le film First Man du réalisateur Damien Chazelle. Centré autour de Neil Armstrong, joué par Ryan Gosling, vous y verrez très certainement des apparitions de la Moonwatch, acteur incontournable de cette épopée humaine - en espérant que le placement produit, plus légitime que jamais, ait correctement effectué son travail !


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