Accusé de plagiat, Jay Z a rendez-vous avec la justice en octobre prochain

MUSIQUE
OH LES COPIEURS - Le rappeur Jay-Z devra se défendre des accusations de plagiat devant la justice américaine en octobre prochain. Il est accusé d'avoir plagié la musique de flûte entendue tout au long de son morceau.

Décidement, il ne fait pas bon être musicien, ces derniers mois. Après l'affaire Marvin Gaye III contre Pharrell Williams et Robin Thicke, c'est une autre pointure de la musique us qui se retrouve sur le banc des accusés : le rappeur Jay Z. 

Il comparaîtra devant la justice en octobre prochain, accusé par l'héritier d'un compositeur égyptien d'avoir plagié la musique de flûte qui accompagne sa chanson "Big Pimpin'", un de ces titres devenu un classique du hip-hop.
 

Le procès s'ouvrir le 13 octobre prochain, devant un jury de Los Angeles, en Californie.  Il s'agit du dernier épisode en date d'une longue série de tractations autour de ce morceau. 

La chanson, enregistrée en 1999 et composée par Timbaland démarre sur un son oriental à la flûte qui dure tout le morceau. Or, cette musique instrumentale avait été composée en 1957 par l'Egyptien Baligh Hamdy pour le film de même nationalité, "Khosara, Khosara" sorti en 1960. 

Timbaland a qui Jay Z doit beaucoup de ses tubes, n'a pas caché l'avoir trouvée sur un CD non identifié mais déclaré avoir pensé qu'elle était tombée dans le domaine public. Pour tenter d'éteindre la polémique, l'entourage de Jay Z avait versé dès 2001 la somme de 100.000 dollars au label EMI Arabia, qui détenait les droits du film. Ce montant avait été partagé avec les héritiers de Baligh Hamdy, mort en 1993.
 
"L'auteur est tenu de donner son accord au cas par cas"

Mais c'était sans compter sur le neveu du compositeur égyptien disparu qui, aujourd'hui, réclame une plus grosse somme. Osama Fahmy estime en effet, que l'accord de l'époque n'avait pas de valeur aux yeux de la loi égyptienne. Ce dernier qui attend une meilleure indemnisation à l'issue du procès, a fait savoir par ses avocats qu'il fera témoigner des experts sur l'impact de la musique instrumentale sur la réussite économique de "Big Pimpin'", sortie en single en 2000.

"Khosara, Khosara" est une œuvre "culturellement importante" en Egypte et la loi d'alors ne permettait pas de "modifier ou ajouter aux droits d'auteur", estimait-il dans sa plainte. "A tout le moins, quel que soit le champ d'application de la licence des droits d'auteur, l'auteur est tenu de donner son accord au cas par cas pour toute modification de son travail", argumentait-il. 

Pour rappel, une cour d'appel de Californie a condamné les chanteurs Robin Thicke et Pharrell Williams a payer 5,4 millions de dollars pour avoir plagié une chanson de Marvin Gaye. 
 

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