Adele en concert à l'AccorHotels Arena: un show entre stand-up et performance vocale

MUSIQUE

ON Y ETAIT - C’était l’un des concerts les plus attendus de l’année. Adele donnait jeudi soir la première de deux dates parisiennes à l’Accor Hotel Arena. La chanteuse de tous les records a livré une prestation entre prouesse vocale, émotion et humour. Metronews y était !

La dernière fois qu’Adele a joué à Paris, c’était en 2011, à la Cigale devant un petit millier de personnes. Cinq ans plus tard, la chanteuse remplit largement l’AccorHotels Arena deux soirs de suite. Depuis son album 21, la Britannique est passée du rang de chanteuse à succès à celui de mégastar planétaire.

Adele est en retard. Et le public trépigne sous les paupières fardées de la chanteuse qui s’affichent en noir et blanc sur un gigantesque écran vidéo. Il est 21h 07 quand les lumières s’éteignent enfin. La popstar de 28 ans apparaît sur une petite scène au milieu de la salle au son de "Hello", tube monstrueux de son troisième album. Dans la salle, les 14.500 spectateurs frôlent l’hystérie.

Une voix juste, soul et puissante

La chanteuse, en robe lamée, rejoint alors la scène principale et enchaîne avec "Hometown Glory". La voix juste, soul et puissante. Adele prouve ainsi que son talent ne doit rien aux effets de studio, comme le sous-entendait cette semaine dans la presse anglaise Tony Visconti , l’ex-producteur de David Bowie.

Sur "One and Only" le rideau tombe enfin et dévoile la vingtaine de musiciens qui accompagnent la diva sur scène. Lucide, la chanteuse prévient : "Je n’ai pas beaucoup de chansons qui remuent, je fais plutôt dans la chanson qui fait pleurer alors profitez de celle-ci pour danser !", avant de se lancer dans "Rumour Has It".

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Si Adele n’aime pas les changements (sa setlist ultra rigide ne varie quasiment pas d’un soir à l’autre), elle n’en demeure pas moins une artiste généreuse. Comme lorsqu’elle fait monter cinq jeunes fans sur scène (dont une émue aux larmes), le temps d’un ie, avant d’annoncer un set plus acoustique.

Décidément très bavarde, elle évoque tour à tour "son gros cul" (c’est elle qui le dit), son fils, le cheesecake qu’elle s’autorisera après le concert, si celui-ci est bon… Puis elle se fait plus grave lorsqu’elle évoque l’écriture du prochain titre qu’elle va interpréter : "Million Years Ago" extrait de son dernier album, 25.

"J’ai écrit cette chanson quand à 25 ans, j’ai réalisé que je peux plus m’en sortir dans la vie comme lorsque j’avais 15 ou 16 ans. Je ne voulais pas devenir adulte car je voyais amis renoncer à leur rêves. Mais pas moi, parce que je fais un job que j’adore."

Des confidences hilarantes...

Les tubes pleuvent: le Bondien "Skyfall", "Send My Love (To Your New Lover)" (dédié à cet ex qui voulait revenir dans sa vie "mais qui à 32 ans vit toujours chez sa mère")… Avant d’interpréter "Chasing Pavements", son premier hit, la chanteuse se souvient de ses débuts.

Quand cette chanson est sortie il y a neuf ans, je jouais dans de toutes petites salles, devant 10 personnes ivres-mortes qui chantaient comme au karaoké", raconte-t-elle. "Et je m’inclus dans les personnes ivres !" On comprend alors que les concerts de la Londonienne tiennent autant du stand-up que de la performance vocale."

... et un final ébourrifant

La popstar au plus 100 millions d’albums vendus dans le monde terminera la première partie de son tour de chant par "Someone Like You" et "Set Fire To The Rain", les deux méga hits extraits de son album "21 ", tandis que la pluie tombe littéralement autour d’elle sur la scène centrale. 

L’Anglaise reviendra pour trois autres titres en rappel avant de s’éclipser dans une orgie de confettis sur un "Rolling In The Deep" ébouriffant, laissant l’ancien Bercy en extase. 

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