Annulation des plages musicales de Berck-sur-Mer : pour Michael Jones, "C'est jouer le jeu de Daech"

MUSIQUE
PAS CONTENT – Michael Jones aurait dû ouvrir le bal, à l'occasion des plages musicales de Berck-sur-Mer. Mais suite aux attentats de Nice, l'événement a été annulé. Une décision fortement critiquée par l'artiste.

La décision ne plaît pas à tout le monde, mais elle est officielle : cette année, les plages musicales de Berck-sur-Mer n'auront pas lieu à compter de ce jeudi, comme c'était initialement prévu. Les organisateurs de l'événement, en accord avec la sous-préfecture du Pas-de-Calais, ont préféré annuler. En cause ? Les prescriptions de sécurité mises en place suite à l'attentat de Nice ne seraient pas remplies.

Michael Jones est le premier à s'élever contre ce choix. Le musicien franco-gallois devait se produire lors de l'ouverture des plages musicales. Un concert annulé, à sa grande déception. Invité sur RTL, il a réagi à cette annulation de toute dernière minute : "Ça me met très en colère car ils nous préviennent même pas 48 heures en avance, il y a des gens qui sont venus des USA, de partout… Il y a des gens qui se sont fait une joie de venir à ce spectacle qui est une fête", assène-t-il.

"Le rôle de l'État n'est pas de nous empêcher de faire la fête".

Dans sa colère, Michael Jones va encore plus loin en affirmant : "Je suis en colère, car c'est jouer le jeu de Daech". Il critique par ailleurs ouvertement le sous-préfet, responsable selon lui de cette annulation : "J’entends un président de la République qui nous dit « Il faut être courageux, on est en guerre, il faut leur montrer qu’on n’a pas peur » et là on a un sous-préfet qui a peur (…) Qu’il prenne la responsabilité de faire en sorte que les gens soit protégés, c’est son métier, mais pas en annulant".

Pour l'artiste, des mesures auraient dû être prises pour permettre les concerts : "On peut, dans un festival dans une ville comme Berck, mettre en place le nombre de personnes pour assurer la sécurité". Et de conclure : "C’est le rôle de l’État de nous défendre, mais pas de nous empêcher de faire la fête".

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