Au Zénith, Rohff rhabille Booba (en femme) pour l’hiver

Au Zénith, Rohff rhabille Booba (en femme) pour l’hiver

DirectLCI
LIVE – Rohff a régalé ses fans avec trois heures de concert vendredi soir au Zénith de Paris. Le show parfait pour aficionados de la première heure et novices, bien que miné par des problèmes de son.

"Ce disque de platine, c'est le votre". Pour son premier Zénith depuis cinq ans, Rohff fêtait vendredi les 100 000 exemplaires écoulés de PDRG, son album sorti en septembre, en présence de pas moins de 6 000 fans. Le rappeur avait promis un concert épique : il durera près de trois heures. L’intéressé, 36 ans, lunettes de soleil sur le nez, dégaine "Zga" et "Futurs nouveaux amis" dans un décor très ambitieux, dont il profite à peine, au milieu de co-rappeurs et/ou danseuses.

Le tout avec des problèmes de son, pas à la hauteur de l'événement. Arrive une pause au premier tiers du show, après un petit bain de foule. En costume blanc et chaussures noires, Rohff revient avec le morceau introspectif "L'Artiste" puis "Différent", une charge contre le racisme et Marine Le Pen, et conseille de lire l'écrivain et poète Aimé Césaire.

Booba en perruque sur écran géant

"Le clash, c'est pour recadrer les choses, rien de plus". Les premières notes de « Wesh zoulette » avec une image de Booba projetée sur écran géant, déguisé en femme, provoquent l'hystérie. Plus tard, Rohff offre en exclusivité le titre inédit en radio "Soleil" à des fans déjà au courant et qui s'empressent de dégainer leurs portables pour immortaliser l'instant. Le morceau a tout pour faire parler. Il y demande qu'on ne lui parle plus de clash car il n'aime pas "déterrer les morts". Surtout, il fait un clin d'œil appuyé à Dieudonné en rappant "Au dessus, c'est le soleil". 

Au rayon invités, des évidences. Kery James, toujours d'attaque quand il s'agit de chauffer une salle, le rejoint logiquement sur "Jamais sans mon poto", Amel Bent, en t-shirt et sarouel en cuir noirs pour deux titres dont "Ti Amo", leur duo paru sur PDRG. Avec la toujours très classe Zaho, spécialement venue du Canada et vêtue d'une veste dorée, c'est sur "Fais doucement". 

R.O.H.2.F rappera seul sur "Thug Mariage", originellement en duo avec la chanteuse Indila, hélas absente. Au contraire de Big Ali, dont la voix impressionnante s'est posée sur de nombreux morceaux de rap et qui s'est mis torse nu pour revêtir un t-shirt siglé "Distinct", la marque de Rohff, à la fin de "Dirty Hous'".

Des tubes, rien que des tubes

La dernière partie du concert est consacrée aux morceaux-phares du répertoire du rappeur, ses « classiques » comme il les appelle. "Qui est l'exemple", "Ça fait zizir", "Pour ceux", "Starfuckeuze", "Le son qui tue", "Zone Internationale"... Les réentendre est l'occasion de réaliser de nouveau que des tubes ont jalonné les vingt ans de carrière de Rohff. Mais ce medley les met-il vraiment en valeur ?

Alors que "Dounia" aurait pu achever le concert, la star du soir préfère conclure avec "Zlatana", son single actuel. Et sur une phrase, un peu mystérieuse et un rien culpabilisante pour ses fans : "Je vous aime plus que vous ne m'aimez". Si elles avaient eu un micro, les quelques milliers de personnes présentes qui slamaient et chantaient à tue-tête auraient sans doute répondu : "Non, NOUS, plus !"
 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter