Avec "48 : 13", Kasabian veut inventer le rock du futur

Avec "48 : 13", Kasabian veut inventer le rock du futur

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SENSATION - Le groupe britannique Kasabian continue de frapper en force avec un nouvel album puissant, qui lui permet de se produire en tête d'affiche à Glastonbury. Rencontre avec le cerveau du groupe, le toujours tranquille Sergio Pizzorno.

Derrière Muse, U2 et Coldplay, un autre groupe cherche à se tailler sa part du gâteau. Le plus flambeur, le plus démonstratif, mais aussi le plus protéiforme, Kasabian emporte tout sur son passage depuis une dizaine d’années, le tout avec aplomb. Dignes successeurs d’Oasis pour leur art consumé de la provoc, Tom Meighan et Sergio Pizzorno ont également tissé un répertoire explosif, qui séduit toujours plus d’initiés de ce côté-ci de la Manche. La preuve avec le concert du groupe au Bataclan, à Paris, le 30 avril dernier, devant une foule avide de découvrir en avant-première les nouvelles chansons. "Le public français a tout de suite saisi où on voulait aller, ce mélange entre sonorités sixties, hip-hop et électro, savoure Sergio Pizzorno. C’est pourquoi on a choisi Paris pour présenter les nouvelles chansons."

Un nouveau langage à chaque album

Trois ans après Velociraptor, le groupe de Leicester remonte donc sur le ring avec un cinquième opus baptisé 48 : 13, comme sa durée. Un disque bouillonnant et cogneur, traversé de saillies psychédéliques ("Clouds"), toujours façonné par Sergio, la tête pensante du groupe, qui prend aussi parfois le micro."On voulait revenir à l’essentiel, aux valeurs fondamentales du groupe, même si on essaye d’inventer un nouveau langage à chaque album, explique le guitariste. On voulait faire une sorte de rock du futur cette fois et faire danser les gens en balançant des messages sérieux."

A force de déclarations tapageuses dans les médias britanniques, Kasabian s’est forgé une réputation de groupe sulfureux, très éloignée de sa disponibilité en période de promo. "On a l’impression de toujours passer pour un groupe arrogant alors que ce n’est pas le cas, regrette Sergio. On croit seulement beaucoup à nos chansons, on a le droit d’en être fiers. Notre but est de réussir à rassembler le maximum de personnes et de les inspirer." Prochain test le 29 juin avec un concert géant à Glastonbury, le plus gros festival au monde.

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