Avec "Little Armageddon", Skip the Use casse la baraque

Avec "Little Armageddon", Skip the Use casse la baraque

MUSIQUE
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ROCK – Le groupe lillois sort son troisième album, Little Armageddon, véritable machine à tubes qui devrait achever de les consacrer au sommet de la pyramide. L'explosif chanteur Mat Bastard nous raconte l'élaboration de ce nouvel opus, bientôt défendu en tournée dans toute la France.

Le farniente ? Très peu pour Skip the Use. Le 31 août dernier, à Rock en Seine, le groupe assurait la dernière date d'une tournée marathon, qui lui a fait parcourir la France en large et en travers. Six mois plus tard, le troisième album de la formation voit déjà le jour, intitulé Little armageddon, comme l'une des pièces maitresses du disque. "On aime bien bosser sans compter nos efforts, explique Mat Bastard, le bondissant chanteur du combo. On avait envie d'aller davantage en profondeur. Si on attendait d'avoir du temps, ça n'aurait pas été possible !"

Un disque bouillonnant

Après avoir décroché un tube avec "Ghost" en 2012, les Lillois signent un disque bouillonnant qui confirme leur puissance sur l'échiquier du rock français. Une machine à tubes, plus humaine que jamais, qui pousse le curseur encore plus loin, entre disco incandescente ("Lust for you"), électro-pop ravageuse ("The story of gods and men") et punk abrasif ("Gone away"). "On avait besoin d'aller plus loin, d'être plus incisif et plus précis, argue Mat. On avait envie d'un disque qui nous ressemble vraiment, on avait eu quelques regrets sur le disque précédent." Le groupe a même rajouté une corde à son arc avec son premier morceau en français, "Etre heureux", réponse étonnante aux manifestations "hargneuses" contre le mariage pour tous.

Comme leurs amis de Shaka Ponk, avec qui ils partagent "la même vision" du métier, Mat Bastard et ses complices bousculent quelque peu le microcosme musical français avec leurs prestations explosives et spontanées, le tout sans l'appui évident des médias. "Internet a redonné ses lettres de noblesse au public, qui a le pouvoir de choisir, se félicite le leader de la formation. On a choisi la solution de niquer le système de l'intérieur, plutôt que de rester en bordure, marginal, à faire des trucs dans son coin. On aime bien foutre le bazar sur les plateaux télé, ça fait partie de notre délire. On s'est tellement plaint pendant des années que ça n'existait pas qu'on ne va pas s'en priver." Pour notre plus grand bonheur.

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