Avec "What Went Down", la tornade Foals renverse tout sur son passage

Avec "What Went Down", la tornade Foals renverse tout sur son passage

ROCK – Passé du statut d'outsider à celui de valeur sûre du rock anglais, le groupe britannique Foals publie "What Went Down" (Warner), un quatrième album aussi volcanique qu'aérien. metronews a recueilli les confidences du chanteur Yannis Philippakis et du claviériste Edwin Congreave.

Après la confirmation, la consécration ? Avec What Went Down, le groupe anglais Foals frappe en tout cas un grand coup. Dévoilé en partie lors des festivals de l'été, notamment à La Route du Rock où le quintette a suppléé Björk en dernière minute, ce quatrième opus a tout pour séduire un public plus large encore que ses prédécesseurs. Tour à tour brûlant, cosmique, nerveux aérien, le nouveau répertoire du chanteur Yannis Philippakis et ses partenaires épate par son éclectisme et sa conviction.

"Lorsqu'on a fait notre premier disque (Antidotes en 2008 - ndlr), on avait la réputation d'être un bon groupe de scène", se rappelle Edwin Congreave, le discret claviériste. "Mais en studio, ça n'a rien à voir. Plus tu joues fort, plus le résultat va être merdique. Ça nécessite de travailler avec un bon producteur comme Flood sur Holy Fire, ou James Ford sur le nouveau qui a été enregistré en partie dans les conditions du live. La chanson "What Went Down", par exemple, a été capturée en une seule prise. Hormis les voix, c'est le son d'un groupe qui joue dans une petite pièce."

De la scène au studio, le groupe d'Oxford conserve la même énergie, la même passion, la même intensité. Presque une anomalie à l'heure où les carrières musicales se font précaires, notamment dans le milieu du rock. "Foals, c'est d'abord une histoire amitié", observe Edwin. "On s'aime comme on s'agace mais jamais au point de nous séparer. Dans un groupe comme Oasis, il y avait deux frères qui s'affrontaient pour le contrôle créatif du groupe. Chez nous c'est différent. Si quelqu'un cherchait à faire de l'ombre à Yannis, ce serait problématique. Mais ce n'est pas le cas. Il a une vision et tout le monde se met à son service pour la réaliser."

Yannis, justement. Retenu par une équipe télé, il nous rejoint en cours de route pour évoquer le titre énigmatique de son nouveau bébé. "C'est une confession", explique le chanteur, adepte de la métaphore. "What went down, ça veut dire en gros 'voilà ce qui est arrivé'. Cet album raconte, dans le désordre, une série d'événements déconnectés les uns des autres qui se sont produits dans ma vie ces dernières années. Une histoire ? Je n'ai pas le recul nécessaire pour vous dire laquelle. Reposez-moi la question la prochaine fois !" (rires).

De la chanson-titre, nerveuse, au majestueux "A Knife in the Ocean" en passant par le bondissant "Mountains at My Gates", l'aventureux "Night Swimmers" et l'intimiste "London Thunder", Foals dispose d'une nouvelle collection de pépites qu'on dévorera, au casque, par un matin pluvieux dans les transports en commun en cette rentrée 2015. Ou dans les travées d'une salle de concert en fusion dans les prochains mois. "Je suis prudent, mais je crois qu'on a écrit certaines de nos meilleures chansons", affirme l'ambitieux Yannis.

Justement, c'est quoi une bonne chanson de Foals ? "C'est celle qu'on ne s'ennuie jamais à jouer", répond du tac au tac le chanteur. "Certaines ne quittent d'ailleurs jamais notre set list. "Spanish Sahara" (extrait de Total Life Forever – ndlr), par exemple, je n'arrive pas à m'en lasser. Il y en a d'autres que j'aimerais jouer plus souvent, comme "Black Gold", mais curieusement on a du mal à les reproduire aussi bien que sur disque. On a beau essayer, impossible !". On a connu pire casse-tête.

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