Ben l'Oncle Soul, reparti pour un tour

Ben l'Oncle Soul, reparti pour un tour
MUSIQUE

LIVE – Quatre ans après le carton de son premier album, le chanteur français est revenu à Tours, sa ville natale, pour divulguer en avant-première quelques nouvelles chansons. Nous l'avons rencontré en coulisses quelques heures avant une prestation très attendue.

Retour au bercail pour Ben l'Oncle Soul. En ce samedi 12 juillet, le chanteur français se sait scruté de toutes parts. Normal : quatre ans après la sortie d'un premier album qui lui a permis de voyager dans le monde entier, le Soulman fait son come-back au festival Terres du Son, près de sa ville de naissance, Tours. "Vous êtes très attendu dans la région", lui glisse une journaliste de France 3 en coulisses. D'autant plus après le concert mémorable donné par le Tourangeau en 2012, dans la clairière boisée du festival. "Ça avait marqué nos esprits en termes d'accueil et d'énergie, nous confirme l'intéressé, à peine remis de son concert la veille aux Francofolies. Beaucoup de musiciens étaient originaires du coin, donc ça représentait quelque chose de fort pour nous."

Passé le choc du premier opus, vendu à plus de 300 000 exemplaires, Ben l'Oncle Soul a savouré son retour à un quotidien plus tranquille. "J'ai pris le temps de prendre du recul, de réaliser tout ce qui s'est passé, explique-t-il. J'avais foncé tête baissée et j'ai réalisé la chance d'avoir un tel enthousiasme autour de mon premier album. On a voyagé énormément, loin de nos proches, on a fait notre maximum dans l'énergie. J'avais besoin de retrouver l'envie de raconter des choses."

Des nouveaux accents californiens

Sur scène, Ben est désormais accompagné par les Monophonics, groupe californien de soul psychédélique, coup de cœur immédiat transformé en fusion sincère. "Cette rencontre m'a donné un électrochoc, une impulsion pour refaire de la musique. Ça met du mouvement, ça crée une certaine électricité, décrit le chanteur. On a appris à se connaître en faisant le disque. Je leur fais découvrir la culture française des festivals, c'est un bel échange. Ils savent que je suis originaire de Tours et que j'ai beaucoup d'amis ici."

Costume bleu gris, chapeau marron, dépourvu de lunettes fantaisistes, Ben débarque sur scène tel une pile électrique et livre en avant-première quelques chansons de son deuxième album, de l'intense "Ailleurs", au slow touchant "So hard to find", en passant par le vrombissant "A coup de rêves", qui donne son titre à l'opus, toujours partagé entre anglais et français. "Mes premières chansons sont venues naturellement en français, raconte le chanteur. Mais l'anglais reste une langue internationale, ça me permet de faire passer des messages aux quatre coins du monde, et ça reste la langue de la soul. Je ne sais pas qui pouvait douter qu'on pouvait aussi faire résonner la soul en français, j'ai peut-être réussi parce que je suis un grand rêveur." C'est un autre rêveur que Ben a retrouvé sur scène, plus tard dans la soirée : Mathieu Chedid, pour un bœuf inédit très prometteur.

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