Bertrand Cantat au Printemps de Bourges : l'ovation

Bertrand Cantat au Printemps de Bourges : l'ovation

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LIVE – Le chanteur de 50 ans a donné son premier concert dans un festival avec son nouveau groupe Détroit. Une prestation très attendue qui a confirmé son retour en grande forme, 13 ans après l'ultime album de Noir Désir.

On ne va pas se mentir. Bertrand Cantat a manqué au rock français. Son retour au sein de son nouveau groupe Détroit se fait par la grande porte. Après des critiques élogieuses pour l'album Horizons, la tournée du duo qu'il forme avec Pascal Humbert se joue désormais à guichets fermés. Au Printemps de Bourges, pour la cinquième date, l'occasion était donnée de mesurer le niveau de nostalgie du public et de tester quelques vieux réflexes. Vers 21h40, jeudi soir, le chanteur de 50 ans, tignasse ébouriffée, boucle d'oreille bien en place, t-shirt échancré, débarque sur scène tout sourire, les mains jointes après une très longue ovation.

Duo avec Samaha de Shaka Ponk

Sa voix éraillée semble avoir gagné en intensité sur les deux premiers titres, "Ma muse" et "Horizon", qui donnent le ton du concert, âpre et puissant. Cantat domine sa guitare comme jamais, exulte, sautille, s'amuse avec la foule, libéré d'une certaine pression. Un léger malaise s'empare du chapiteau W au moment du troisième morceau, "Ange de désolation", dans lequel Cantat s'exprime directement à Marie Trintignant. Et c'est reparti de plus belle avec "Le creux de ta main", au tempo très Noir Dez, ce qui permet d'assurer la transition avec "Le fleuve", issu du deuxième album du combo bordelais.

L'ancien répertoire se marie très bien avec le nouveau, certains riffs sont boostés par le talent extraordinaire de son acolyte Pascal Humbert, à l'image du bondissant "Sa majesté" qui accueille également la voix puissante de Samaha (Shaka Ponk). Deux autres titres de Noir Désir déclencheront une vague de nostalgie au sein du public ("Fin de siècle", "Tostaky"). Pour ses débuts à Clermond-Ferrand, Détroit avait également repris "Comme elle vient" et "Le vent nous portera". On aurait aimé que ces retrouvailles se prolongent. Mais les meilleurs concerts sont toujours ceux qui nous laissent sur notre faim.


 

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