Britney Spears : le jour de "Glory" n'est pas arrivé

MUSIQUE
La chanteuse américaine livre ce vendredi son très attendu 9e album studio. Un opus composé de 17 titres qui ne parviennent malheureusement pas à effacer la déception du précédent "Britney Jean", malgré quelques titres accrocheurs.

Elle avait promis une "nouvelle ère" à ses fans. Manqué. Avec Glory, Britney Spears retombe dans les travers de son précédent album Britney Jean où l'autotune et les mauvais arrangements électro prédominaient. Il était pourtant très attendu ce neuvième opus, annoncé à grand renfort d'un teasing savamment orchestré. Il y a eu un court extrait de Private Show d'abord, puis la sortie du prometteur Make Me, sur lequel elle collabore avec le rappeur G-Eazy. Un single dans l'air du temps sur lequelle on retrouvait la Britney qu'on aime tant. 

Mais d'entrée, l'Invitation qui ouvre l'album n'incite pas à poursuivre. Trop d'effets sur la voix, trop de synthé. Trop en somme. Et c'est dommage car sur les 17 titres qu'elle propose, certains donnent une furieuse envie de danser et redonnent à Britney son statut de princesse de la pop, qu'elles sont plusieurs à lui envier. Les énergiques Do You Wanna Come Over et Clumsy, le groovy What You Need qui fait penser au Bang Bang de Jessie J, Ariana Grande et Nicki Minaj, les plus urbains Liar et If I'm Dancing restent en tête. Just Luv Me s'inscrit lui dans la lignée du dernier excellent album de Justin Bieber. 

Sur Love Me Down, Britney Spears tente une incursion vers des rythmes plus reggae avant que l'électro ne reprenne le dessus sur le refrain. On retrouve sa voix sur Just Like Me, qui s'ouvre sur quelques notes de guitare. Les relations hommes-femmes sont au cœur de cet opus mais de manière souvent maladroite et explicite. Maladroite comme la dernière chanson de l'album, Coupure électrique, une référence selon certains à son album Blackout, sorti en 2007 après son passage à vide. Si la musique est langoureuse et sexy à souhait, les paroles - en français - laissent perplexes. "J'oubliais le monde, quand tu fais / fais-moi l'amour, mon amour / Comme une coupure électrique", chante-t-elle avec un accent approximatif qu'on lui pardonne aisément. Après tout, c'est "Britney Bitch".

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