"Delirium", la critique : Ellie Goulding va (enfin) vous rendre gaga

"Delirium", la critique : Ellie Goulding va (enfin) vous rendre gaga

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GIRL ON FIRE - Primée samedi dernier aux "NRJ Music Awards" dans la catégorie révélation internationale, Ellie Goulding est une star confirmée Outre-Manche. Avec son troisième album, l'ambitieux "Delirium", va-t-elle durablement s'imposer dans nos contrées ? On parie que oui...

Ellie Goulding, révélation internationale de l'année ? La récompense, attribuée samedi soir à la chanteuse anglaise lors des "NRJ Music Awards", a surpris plus d'un fan de l'interprète de "Burn", "Lights" et autre "Love me like you do", extrait de la BO de 50 Nuances de Grey. Rappelons tout de même que la jeune femme a été désignée chanteuse de l'année aux Brit Awards en 2014 , l'équivalent anglais de nos Victoires de la Musique. Qu'elle a chanté au mariage de Kate et William. Et qu'avant Delirium, disponible depuis vendredi, elle a déjà enregistré deux albums, vendus à plus de 3 millions d'exemplaires dans le monde, sans compter ses multiples singles n°1.

Sauf que chez nous les frenchies, Elena Jane Goulding, 28 ans, a un peu tardé à percer, le public hexagonal lui préférant la "grande" voix d'une Adele. Ou le destin rock’n’roll d'une Amy Winehouse. Sur le papier, la belle Ellie n'a ni l'une, ni l'autre. Reste que son style n'en demeure pas moins singulier. Depuis son premier opus, en 2010, cette enfant de la génération Myspace a pris l'habitude de plonger ses folk songs, composées à la guitare acoustique, dans un grand bain d'arrangements électro dernier cri.

Une superproduction rutilante taillée pour le succès

Sur Delirium (Polydor), c'est à la crème de la pop mondiale qu'elle s'est frottée, les songwriters-producteurs Max Martin, Greg Kurstin et autre Ryan Tedder qui font la pluie et le beau temps sur les charts, de Taylor Swift à Adele en passant par Lily Allen et Lykke Li. Le résultat ? Une superproduction rutilante qui déborde de gimmicks qui font remuer la tête et les jambes pendant qu'on fredonne les refrains, tous plus entêtants les uns que les autres, sans même s'en apercevoir.

De "Aftertaste" à "Don't Need Nobody" en passant par "On My Mind" ou "Army", Miss Goulding chante les amours déçus, ses petites joies et ses grandes peines avec ce même timbre mi-fragile, mi-euphorique qui fait sa marque de fabrique depuis le début. Un peu comme si ses illustres collaborateurs s'étaient mis à son service, et non l'inverse. Avec une telle machine à tubes, la belle Anglaise risque de squatter le sommet des charts pour quelque temps encore. Et de ne plus être une révélation pour grand monde... 

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